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106 LA DIOPTRIQVE OCVLAIRE,
PROPOSITION XXXV.
REPRESENTER LES OBJETS GRANDS, ET DISTINCTS,en situation renversée ; par deux verres convexes.
N la premiere espece d’Oculaires Dioptriques , c’eíloit le verreconvexe , qui faisoit la convergence des rayons de l’objet ; & leconcave de petite sphere, quicorrigeoitparia divergence, sexcezde cette convergence ; par la 18. Proposition. C’est tout le contrai-re, dans les suivantes especes, qui ne font composées que de seuls verres con-vexes. Car c’est le premier verre, qui reçoit immediatement les rayons del’objet, ( lequel pour cette cause je nomme objectif, ) qui en fait la divergen-ce. D'autan t, qu’encore qu’ils en sortent convergents, &. tendants necessiu-rement à concourir en un point, par les i. & i. Propositions : neantmoins, de-vants aussi neceílairement par la 30. Proposition, estre prolongez outre ce pointde leur concours, de convergents qu’ils estoient, ils font faits divergents, parle 13. Axiome ; ôc tombent divergents fur le second verre. Consequemment,c’est lc second convexe, & les autres suivants, s’il y en a plusieurs, ( que jenomme verres de l’ceil, d’autant qu’ils en íont proches, qui font la convergen-ce des rayons : ) lesquels comparez à subjectif, doivent toujours estre de peti-tes sphères, en cette seconde espece d’Oculaires Dioptriques j pour corrigeravec l’humeur cristallin, par l’eftet contraire de leur convergence, l’excez dela divergence de subjectif. Et cela generalement remarqué.
Pour construire maintenant ces deux verres convexes, en forte qu’ils pro-duisent l’effet requis en cette Proposition 3 soit en la mesme seconde figure,tellement posé le verre objectif c d , au respect de sœil l m , par la 30. Pro-position , qu’il luy represente sobjet A b, tres.distinctement renversé. Et d’au-tant que par la precedente, sœil simple qui nepouvoit corriger la trop gran-de divergence acs rayons de sobjet, si proche de leur point de concours, oàelle luy causoit la vision trop confuse 3 avoit esté contraint de s’en éloigner,jusques en l m , pour les avoirmoins divergents, & voir en íuite sobjet plus di-stinctement : au contraire maintenant, il est nécessaire de le remonter de celieu l m , & l’approcher du concours g h , de íbrte qu’il ne voyeplus sobjetque confusément, pour y recevoir les rayons comme h 1 ,Gk,plus divergentsqu’en í m , par le Corollaire de la 30. Proposition. Qssil soit donc posepar exemple en 1 k, d’où parconsequent, il void l’objet ab , moins distincte-ment 3 mais plus grand par îa 31. Proposition converse. L’œil estant stablementarresté en cette situation , son interposera un second verre convexe v x, entrele premier c d , 8c sœil 1 K; en proportion de convexité requise, Lc à telle di-stance , que sœil, soit entre ce second verre, Lc ion point de concours N ;i’œil en 1 k , verra maintenant sobjet distinctement renversé , Lc plus grand,parles deux verres c d, ôc vx : qu’il ne le voyoit en l m , parle seul verre c d-Car premierement, il le verra distinctement, d’autant que shumeur cristallin desœil, qui faisoit seul la fonction de ce second verre, en la premiere situation l-m , n’estant pas suffisamment convexe, pour porter une plus grande divergen-ce des rayons de sobjet a b , avoit esté necessaircment éloigné du concoursc h, pour le voir distinctement par le Corollaire de lazo. Proposition 3 est