Buch 
La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
Entstehung
Seite
120
JPEG-Download
 

ÏÎO

LA DIOPTRIQJE OCVLAIRE,

Cornueles verresdel’oeil enla confit u-ction

tsfc tr&W> Cs&&°

PROPOSITION L XI.

LE.Î LONGS OCVLAIRES , j^íV SERVENT AVX OB1ETS. éloigne^ -, peuvent encore servir à representer diflinUement , & aug-menter íespece de íobiet ; !e» toutes sortes £ éloignemens ; au dessous du- grand } dont ils font capables. -

’E st une remarque que j’ay faite , en la r. Section de la premiersPartie 6e ce livre, traitant 6e la Vision directe j que pour appuyerses principes, l’on 6oit consi6erer l’oeil, comme un simple organe,8c avec abstraction 6e la 6ifferente 6iaphaneité, 6es 6iverses tuni-dè u ques, 8chumeurs qui le composent. Et j’ay fait voir 6ans leszy 37. 8c 40. Pro-l’Ocukire, positions, que les verres convexes ,que je nomme 6e l’oeil ; ( d’autant qu’ilscensez"' luy sont adjoints, en la construction del’Óculaire, pour augmenter la con ver-qu’une gence de son humeur cristallin ; 8c luy aider, à produire l’estet de la vision ex-choCe'avec ^uife , que l'on en désiré : ) ne font censez pour ce respect, qu’une mesme cho-r œil ■ dc íè avec luy. D’où j’infere, 8c remarque icy en conséquence de parité, Querocuiaire ^Oculaire Dioptrique complet ,6c de quelconque espece , joint de mesme àcomplet, l’œil, .pour aider á luy perfectionner la veuë d’un objet, ne doit aussi pour cejoint à respect , estre estimé quun mesme organe de la veuë ; avec l’œil , qui en est

1 œil,pour . , r , T- 1 ’ • ^ °

suppléer aide. Etcelapremis, >

ce que la le suppose maintenant, fur l'exemple de la Z4.Proposition ; Quelqu'un avoir

"deniélen l’œil,non mobile,( ny accompagné comme là, d’un simple verre convexe ; maisla yeuedes au contraire, ) avoir icy l'œil, fixement arresté en un certain lieu $ 6e íàns par-íoi^nez C " C ^ r c l e ce lieu, parcourir avec un excellent Oculaire Dioptrique de quelcon-n'eît censé que elpece, en rétrogradant, 6c retournant fuccesiìvement, fur tous les mi-qu-unmè. lieux; entre les deux extrêmes, l’un , du plus grand éloignement de l’objet,ne' d°c S ia dont cet Oculaire est capable ; 8c l’autre, du moindre, qui est le plus proche duyeuè, avec heu, où il est posé stable. Secondement, qu’en chacun des différents milieux,s’en sert!* 11 M ^ parcourt, il y fait rencontre d’un mesme objet, que je suppose aussi par-courir ( de mesine, en rétrogradant ) tous ces mesines milieux, au mesme tempsque luy: 6c je dis, qu’il luy arrivera necessairement, qu ayant parfaitement veucet objet, à la plus grande distance, de laquelle son Oculaire est capable ; plus ilapprocherafen regardant toûjoursjdulieu de fa station, moins son Oculaire luydonnera distinctement la veuë del’objet: 6c que suivant avec son Oculaire, cemesine objet,dans la continuation de son mouvement rétrogradé j il parviendrasuccessivement à un certain terme, ou milieu, auquel il ne le verra plus, que foreconfusément . puis enfin à un autre , auquel il ne le verra plus du tout. De-quoy ignorant la cause, il sera sans doute surpris, cela luy semblant tenir du pa-radoxe , de voir tres-distinctement un mesine objet, dans un extrême éloigne-ment 5 6c ne le pouvoir aucunement voir, dans un beaucoup moindre : où l araison luy dicteroit, le devoir plus distinctement voir.

Mais ion étonnement cessera, s’il considéré avec attention, ce que j’ay dé-montré dans la 4. Conséquence, de la z. Proposition : Que les rayons d’u«point d’un objet visible, sont leur concours plus proche du verre convexe,d’autant plus que ce point en est éloigné: 6c d’autant plus loin, qu’il cn estproche. Et par conséquent, l’objet estant posé proche du verre , par exenvple, à la distance de son diamètre par la i. Proposition, ou de son demy diamè-tre

I