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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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SECONDE PARTIE. ' ' m

* r c,par k seconde : le concours de ses rayons , se fera à une distance presqueinfinie du verre. Donc auffi, à proportion que l’objet sera plus éloigné du ver-re , ses rayons l’ayants pénétré, feront leur concours plus proche ; par la mes-nie 4. Conséquence de la i. Proposition. Or cela démontré, je dis mainte-n ant, que c’est une réglé fondamentale, dans la Dioptrìque Oculaire que jetra ite 5 Que la distance du concours, que font les rayons d’un objet visible, ( a-prés avoir pénétré le verre objectif d’un Oculaire de quelconque espece: )donne loyá sa construction, pour bien representer cet objet, à quelconquedistance, où il est supposé stable, ôcluy envoyer ses rayons, par les 18. 17. &c.Propositions. D’où j’infere necessairement, Donc, l'Oculaire Dioptrique, *áautant de différentes constructions, pour representer parfaitement un m esme°bjet ; que cet objet peut avoir de différents éloignemens, au respect del’œis,P°íé stable en un lieu, d’où il le regarde avec cet Oculaire. Par conséquent,1 Oculaire Dioptrique de quelconque espece, construit sur le concours desrayons, d’un objet éloigné à quelconque distance, au dessous de la plus gran-de, dont il est capable : en reprefentera, & augmentera tres-distinctement l’ef-P £ ce. Et par conséquent, les longs Oculaires, qui servent â voir les objetséloignez, peuvent encore servir, à representer, & distinctement augmenter,lespece de l’objet; à toutes sortes d'éloignemens ,au dessous du plus grand,duquel ils font capables. Ce qu’il faloit démontrer.

PROPOSITION XLII.

Rbpresentér les plvs petits objets ,tres~

grands , & diíîinciement en leur situation naturelle ; par le moyen deslongs Oculaires de la premiere espece , qui servent à voir les obiets éloi-gnex.

Quel q^ue distance, qu’un objet visible puisse estre veu,parfO-culaire Dioptrique , de quelqu’une , des deux especes que nousavons exposées, dans les 4. & 6. Sections, de cette seconde Partie :le concours de ses rayons, qui est la réglé, ( comme nous avonsContré, ) de la construction de ses verres; y doit estre considéré en deux raa-? le res ; suivant sa situation, differente,en chacune des deux especes d’Ocu-aires, que nous avons exprimées. Car en la premiere , la construction desserres, est contenue dans l’espace, du concours des rayons de l’objet : mais ena seconde , l’espace, du concours des rayons, est contenu, dans celuy de kc °nstruction des verres. La premiere construction, est interieure , au con-£°Urs des rayons ; ôí le concours, est intérieur, en la seconde. Or cette dou-e considération supposée, du concours des rayons de l’objet, en kconstru-^ndel’Oculaire Dioptrique : nous avons démontré en k Proposition pre-ssente , Que quelconque Oculaire, qui sert à voir les objets éloignez, peuttre construit, selon l’exigence de son espece ; pour faire voir quelconqueD J e t visible , à quelconque distance , de laquelle il est capable; par conse-T lenc , il peut estre construit, pour faire voir particulièrement, quelconquec e tlt: objet visible ; situé à cet effet, proche de son verre objectif, à une distan-l’es C ° nVena bIe » st 11 * soit k moindre possible: & en augmenter distinctementp es r ece , autant qu’il est possible; considérée 1a proportion , des convexités deve tres. Je le démontre icy, en l'Ocukire de k premiere espece.