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LA
DIOPTRIQYE
O C V L A IRE
SECONDE PARTIE.
SECTION IX
Nous démontrerons dans cette Seffîïon, U conftruBion d’une autre efpe-ce d,Oculaires proprement dits Microscopes ; pourvoir les plus petits obiets .
INTROD VCTION
OUS avons théoriquement fait voir ,en peu de Propo-sitions , tout ce qui concerne la composition, ou habitu-de réciproque des verres convexes, en la constructionde la seconde espece d’Oculaires Dioptriques. Il en re-ste une troisième , que les curieux scrutateurs des ou-vrages de la Nature , ont tres-proprement appellée,conformément à son usage 5 du nom de Microscope.Car de mesine, que les autres eípeces d’Qculaires fer-vent à approcher, & augmenter l’efpece des grands ob-J e ts ; celle-cy, sert à augmenter tres-notablement, l’espece des plus petits, quir efuy en t mesmes la pointe de la veuë la plus subtile; & à la rendre tres-distincte-1Tl ent perceptible à l’œil. Or comme nostre puistance visive, n'est pasmoins ILî'uitèe au discernement des plus petitsobjets, ( pour accessibles, Lc proches, que^nus les ayons ; ) qu’elle l’est au discernement des plus grands inaccessibles ; &;tr °p éloignez : la connoissance de ces deux fortes d’objets, luy estant neant-j^oins nécessaire ; l’une, & l’autre espece de ces Oculaires Dioptriques, quij u y e n facilitent la veuë, luy est par conséquent necestaire, Lc mesme tres-de-e ctable. Car la souveraine puissance, & Tin finie sa geste du Créateur ,nesefaicP a s moins admirablement paroistre ; en laformation , organization, & anima-ll °n du plus petit animal -, ( les moindres parties duquel nous discernons, aup°y £ n de cet Oculaire : ) que du plus grand. D’un petit Moucheron , ou d’unM r °n ; que d’un Eléphant, ou d’une Baleine. Et en ester, voir les plus petitesP ar ties, des plus grands animaux, nous est moins admirable ; veu que nous les
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