Buch 
La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
Entstehung
Seite
126
JPEG-Download
 

né " LA DIOPTRIQVE OCVLA 1 RE,

pouvons, toucher du doigt : mais voir celles des plus petits, aufquels nos yeux nepeuvent discerner ny teste, ny pieds, & qui se font plûtost sentir parleur im-portunité, que voir par leur mouvement ; c’est ce qui nous surprend d’admi-ration : 6c qui nous doit d’autant plus faire estimer l’uíage de cet Oculaire ,qu'il nous aide puissamment, à élever nos esprits,à laconnoislance, 6c aumeíme temps aux adorations, de cette suprême, 6c infinie Sagesse du Créa-teur.

.r Je ne fais pas icy un plus ample discours , fur les agréables utilisez decet Oculaire. J'aime mieux, que les Doctes, 6c les Curieux, en croyent leurs

Ê ropres expériences, que mes paroles ; estant certain , qu’elles excéderont deeaucoup, ce quej’en pourrois dire, 6c leur en faire eíperer : supposé que leur‘ adresse , seconde fidèlement les préceptes que je leur donneray , des diverses

maniérés ,* de le construire positivement ; selon les démonstrations que jeleur en donne, dans les Propositions suivantes : aprés que je leur auray fait re-marquer , que,

Cette efpece d’Oculaires, pourroitestre construite comme la premiere*de verres convexes, 6c concaves : 6c que si tout le reste sc trouvoit pareil, elleauroit encore en cette maniéré, l’avantage, de represcnter l’objet en fa situa-tion naturelle ; ce que ne font pas la plufpart des autres, qui font composées deDifFerence seuls convexes. Deux raisons principales , font neantmoins negliger cetteY'-h^ à construction : la premiere, d’autant que pour luy faire produire quelque ef-pointde set considérable ; son verre objectif , doit estre en assez grande proportionconcours d’inégalité deíphere, avec son verre concave, par les 17. 6c 19. Propositions jé?oignezY'& le concave, doit estre posé fort proche du point de concours de fonobje-& des eh- âif, par la 18. Par conséquent, le plus loin qu’il fe peut, du verre objectif,chesf 10 " P ar l a 7- Proposition. En-quoy, il faut singulièrement remarquer, que cepoint de concours de l’objectif, duquel nous entendons parler icy ,n’est pasPourquoy celuy, que nous avons considéré, dans les precedentes constructions de l’Ocu-l'Ocuiaire lâire Dioptrique, qui sert aux objets éloignez : 6c qui est distant du verre ob-que deVa" fictif plan.convexe, de la longueur du diamètre de fa fphere , par la premierepremiere Proposition j oufeulementdu demy-diametre, s’ilestde deux égales convexi-moins’ est tez > P ar 2 ‘ ^ a * s c c ^ poinr de concours, pour les objets qui font plus pro-propre à <hes; qui est fort diffèrent, 6c toujours tres.éloigné du verre objectif, par lavoiries 4. Conséquence de la 2. Proposition, 6c par le 8. Respect, en la 27. D’oùest«bj«s. CMM évident, que cet Oculaire construit de la forte,nepourroitestrequede gran-de longueur de tuyau ; 6c fort incommode en l’ufage : singulièrement, à voir desi petits objets. La seconde raison, en conséquence de cette premiere* est quecet Oculaire, ayant son verre objectif neceíîàirement fort éloigné del’oeil,il ne luy paroistra que fous un fort petit angle ; 6c conscquemmént, que forepetit j parles 23. 6c 25. Axiomes. Donc auífi, il ne pourra faire voir d’un seulaspect, qu’un fort petit objet ; ou quelque partie seulement, d’un objet tantsoit peu plus grand j par le Corollaire de la 7. Proposition -, ce qui ne satis-fait pas le désir, de celuy qui Je contemple. D’autant, qu’il perd facilementl’efpece, de la partie qu’ilenaveuë, lors qu’il est contraint, pour voir le reste,de mouvoir trop frequemment ou l’Oculaire 5 oul’objet.

e

«À J

fe