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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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Xz8 LA DIOPTR.IQJE OCVLAIRE,

PROPOSITION X L V.

D1MINVER LA LONGVEVR DE L’OCVLAIRBDioptrtque , en sorte , que par U construction de deux , ou davantage denjerres convexes , peu disants ; lœil^puijfe tres-distinctement woïr lesplus petits obiets , tres-augmentez^ de grandeur.

O us avons fait voir, dans PIntroduction de la huitième Section jqu’aucune des efpeces d’Oculaires, que nous avons construites, SCdémontrées, dans les Sections précédentes ; ne peut facilement, n ym cime dans f exactitude, produire l’effet, que les petits objets exi-gent en íeur observation. D’autant,que ces petits objets, qui refuyent sou-vent mesrne, la pointe de la veuë la plus subtile 5 ont si peu de rencontre à lalumière, que le peu qu’ils font capables d’en recevoir, ne les pouvant forte-ment éclairer} ils ne peuvent en conséquence, envoyer d’eux mesmes,quede tres-foibles efpeces, & qui ne souffrent qu’à peine, quelque éloignementdel’œil, pour en estre bien veus. C’estdoncla premiere considération, quenous devons avoir, en la disposition, de la construction de P Oculaire, quenous nous proposons icy : Que pour la réduire à la moindre longueur, com-modément possible , Sc conserver par ce moyen , 1 e plus de forces que l'onpourra, à la foible lumière qui accompagne les efpeces} il ne faut éloignerde Pœil, que le moins que l'on pourra, le petit objet que l’on désiré bien voir.La seconde considération est, Que le petit objet, soit toujours posé fort pro-che, du verre objectif de cet Oculaire} qui doit aussi, estre de tres-petite sphè-re , ou de tres-grande convexité, par la 34. Définition premierement,afinque Pobjet, n’estant éloigné de la superficie du verre objectif, il soitveu pluscommodément, Sc plus fortement. Et en second lieu, afin que le verre obje-ctif, ne rejéttant que le concours des rayons de son petit objet, ( qui doit ré-gler, la construction de cet Oculaire 5 ) à une trop grande distance : i'Ocuiai-re, ne puisse exceder la longueur, que nous désirons luy donner. La troisièmeest, Qbe le verre de P oeil, de cet Oculaire, soit encore de petite íphere j maistoujours neantmoins plus grande , que celle du verre objectif : asin que son.foyer extérieur, ( qui doitregler la situation de l’œil, pour bien voir le petitobjet, par l'Oculairej) soit assez proche de sa superficie, Sc par conséquent,Pœil: pourvoir plus fortement, 6c plus commodément, Pobjet. Or le petitobjet, estant en cette maniéré, situé proche du verre objectif : & le verre ob-jectif, estant supposé de tres-petite íphere, en la féconde considération : Parconséquent, le petit objet,pourra estre au mesine temps, situé proche de lasuperficie du verre objectif} Sc à la distance convenable de son foyer antérieur,pour estre bien veu ; ôccommeil est requis, par la 41. Proposition. De plus,le verre de Pœil de cet Oculaire, estant en fort petite proportion de convexi-té , avec son objectif ; c'est-à-dire, de fort peu plus grande íphere 5 suivant latroisième considération. Par conséquent , Pœil, ( qui doit estre situé prochedu foyer de ce verre, en l’une des deux constructions, que nous donnerons cy-a prés, de cet Oculaire} pour augmenter l'espece de Pobjet, le plus qu’il estpossible} ou par la 7. Proposition, ou par la 31 .converse : ) pourra voir ce petitobjet, au mesine temps, tres-clairement, tres-fortement, Sc tres-augmentéde grandeur: par les verres de cet Oculaire. Donc,l’on peut diminuer la lon-gueur

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