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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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LA DIOPTRIQVE OCVLAIRE,

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PROPOSITION LIV.

ESTANT DONNE ' QVELCONQVB OCVLAIKBDioptrique , renverse la représentation de l'obiet , y^t#* /« refra-âo» j /«y appliquer de telle maniéré le Miroir plan , qu il la redrejjtparfaitement à lœil , par la réflexion.

E t effet du Miroir plan, horizontalement situé, peut estreaccommodé à toutes sortes d’Oculaires Dioptriques ,qui ren-versent la figure de l’objet; de quelque quantité de verres,qu’ils puissent estre construits. La multitude des verres, n’yestant pas neantmoins utile ; pour cette cause, je le fais voiricy, Sc dans la suivante Proposition , appliqué à celuy de deuxverres convexes, que j’ay construit en la 35. Proposition, com-me plus propre à la production d’un excellent effet.

Tab. 16 Soit donné un Oculaire Dioptrique, de deux verres convexes, qui renver-%. /. se la situation naturelle, del’objet 5 fans altérer aucunement la constructiondes deux verres de cet Oculaire, il est évident, que les rayons a c , b d, ( queje suppose venir de l’objet, ) prolongez outre leur intersection au communconcours r , dei’objectif a b , Sc du second verre c d , sortent parallèles, de ceverre de l’œil, par le Corollaire de la 35. Proposition , comme c e , d g. Soiten fuite tirée par Je concours p, dumefme verre de l’œil c'D', une ligne droi-te k o, tellement inclinée, qu’elle faste un angle fort aigu comme k f R,d’en-viron n. ou r z.degrez seulement, avec l’axe r f , & qu’elle couppe ces deuxrayons c e, d g, en e,g ; cette ligne k o ,representera la superficie du Miroirplan , Sc la situation qu’il doit tenir, au respect du verre de l'œil c d , prochede son foyer extérieur f. Les deux points e, g , font ceux des incidences, desdeux rayons parallèles c e , d g , fur la superficie de ce Miroir. Cette disposi-tion premise, l’on fera maintenant du point e , l’angle n e o , égal à sangle ce k j ôí du point g , l’angle m g o , égal à l’angle d g k 5 par le 1. Axiome pré-cédent. C’est-pourquoy,lc rayon e n , sera le reflect, de l’incident c£; Sc lerayon g m, celuy de l’incident d g } Lcces deux restects en, Sc g m ,seront paral-lèles entr’eux, comme leurs incidents ce,dg , qui font ceux de la vision rom-pue , le font entr’eux, par le 1. Axiome 1. d’Eueli. Mais ils changeront leur si-tuation , car le reflect e n, de l’inferieur incident c e , sera fait supérieur; par teréflexion du Miroir : 8 c le reflect g m, du supérieur incident d g , sera fait in-férieur ; parla 52. Proposition. Par conséquent, le Miroir K o, qui porte cesrayons reflects en,gm, parallèles, en l’œil, vers m, n ; les y portant en situa-tion contraire, à celle de leurs incidents c e, d g ; luy renverse par la réflexion,l’especede l’objet; que la réfraction luy avoit déja renversée, par les deuxverres a b, co ; par la 35. Proposition. Donc, par la notion commune en la 34-Proposition, le Miroir plan K o , construit en Ja maniéré exprimée , avec se sdeux verres convexes de cet Oculaire; redresse l’efpecc de l’objet. Ce qu’il 5 a-ioit démontrer.

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