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LA
DIOPTRIQVE
O C V L A IRE
SECONDE PARTIE.
SECTION XI
Nous démontrerons en cette Settion, que ton peut voir en me/me temps ydes deux jeux , <vn mefìne obiet >par t Oculaire D iop trique : (§p U nunìe-re > de conflruïre cet Oculaire.
INTROD VCTION
I ? Axiome des Philosophes est véritable , Que c'estinutilement faire par plusieurs moyens conjointement,ce qui se fait également bien par un seul : La nature quine fait rien inutilement, 8t qui ne multiplie jamais lesEstres fans nécessité, ayant doublé les yeux en l'horn-me , ( pour ne parler des autres animaux ) convaincd’erreur ,1’opinion du vulgaire ; qui croit que l'on voidmieux un objet d’un seul oeil, que des deux yeux. Eten effet, mille expériences que nous avons du contrai-' Iì °us obligent de désabuser icy ceux qui sont prévenus de cette vaine croyan-^ e > qui n’est pas moins absurde, que seroit celle de s’imaginer, pouvoir plusc uement mouvoir un lourd fardeau d’une feule main, que des deux; ou>eux cheminer d’un seul pied, que des deux. . Personne n’ignore, qu’un^°ublé , ne salle une impression plus forte. Et quoy-que l’Autheurla nature , souverainement sage , & qui a fait toutes choses { commeP r e l’Ecriture Sainte ) en poids , en nombre, & en mesure ; ait accom-P § n e en tous ses Ouvrages futile, du délectable } singulièrement enl’hom-^ , | Hui est le chef- d’oeuvre de ses divines mains : 6e auquel, il a impri-se V e à^àere glorieux de sa Divinité. Ce n'est pas neantmoins, pour leti U ^S r ément, que cause le bel ordre, 8c la parfaite íymmetrie, en la diíposi-sl des parties du corps humain j çe n’est pas seulement, pour obvier aux ac-
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