tyr LA DIOPTRIQVE OCVLAIRE,
Tab 17 Soient donc à cet effet ,en la 3. figure , les deux centres, des pupilles desr- deux yeux a , b , dans leur distance naturelle, ( qui est à mon égard, de deuxpouces Sc demy environ. ) Les deux lignes droites e a, f b, font les axes, ouravons parallèles, del’objet tres.éloigné • ôc qui passent par les centres despupilles , Le des humeurs des deux yeux , affermis en leur propre situation, 011constitution naturelle. Les points c, d, font de deux objets, l’un plus éloigné d,&i’autreplus proche c 5 ces deux objets, envoyent chacun, deux rayons ou axes*d a, d b , c a, c b ; un, à chacun des deux centres a , b , des pupilles des deuxyeux ; si ces rayons, font axes, ou principaux rayons de la vision, ils doiventtomber perpendiculairement, ou à angles égaux , par la 14. Définition,palier exactement par les centres des pupilles, Sc des humeurs de chacun deces deux yeux, par le 50. Axiome. Mais les deux axes de mesme costé da,CA 3 Sc d b, c b ; partants des deux points d , c , distants l'un de l'autre, ( Sc quine peuvent parvenir à l’œil ,par une feule , Sc mesme ligne droite comme jesuppose : ) font par conséquent, angles, aux points a , Sc b , où ils concourentaux centres des pupilles des yeux. Donc ils n’y peuvent tomber tous cieux en-semble, de mesme part, perpendiculairement, ny traverser à angles égaux,par les centres de leurs humeurs : car les axes d a , d b , par exemple , de l’ob-jet plus éloigné d , passent à angles égaux, par les centres des pupilles , 6c deshumeurs des deux yeux a,b 5 &. non pas ceux, de l’objet plus proche ca,cb;donc les yeux ab, font seulement contournez , pour voir directement l'objet,plus éloigné o; Sc non pas le plus proche c 5 par le 50. Axio.cela estant abfurd. Etpar conséquent, si les centres des p upilles,Ôc des humeurs des deux yeux , fontrespectivement situez ; pour recevoir perpendiculairement , les axes, d’unpoint d’un objet éloigné 5 Sc voir distinctement ce point del’objet qui les y en-voyé : il faut necessairement, qu’ils soient autrement contournez , pour rece-voir . perpendiculairement, les axes d’un point d’un objet plus proche 3 & voisdistinctement ce point de l’objet plus proche, qui les y envoye. Et au con-traire, Lee.
Cela se démontre, Le confirme encore en cette maniéré : car les axes da,»’b , du point d, plus éloigné 5 & c a , c b , du point c, plus proche 3 constituentnecessairementdeux angles différents comme a d b, & a c b , fur une mestnebase ; qui est de la distance a b , des centres des pupilles des deux yeux : d’au-tant, que l’angle fous lequel est veu un objet, augmente, á proportion quei’objet approche ; Sc diminue, au contraire, à mesure qu’ils’éîoigne ; parle ré.Axiome. Donc l’angle a c b , des axes du point c, plus proche ; est plus grand»que sangle a p b , des axes du point d , plus éloigné: luy estant mesme inté-rieur , par la 21. i.d’Ëucli. Or si lescostez de l’angle extérieur ,& moindre, quifont les axes du point d , plus éloigné ; tombent perpendiculairement, fur lescentres ab , des pupilles des deux yeux ( comme il est requis, pour tra versetparles centres des pupilles, Sc des humeurs des deux yeux, parle jo. Axiome :JPar conséquent, les costez de l’angle intérieur acb, plus grand , Le qui fontles axes du point c, plus proche ,n’y pourront tomber perpendiculairement.Donc les deux yeux a b, font necessairemenc, différemment contournez j pou*voir les objets proches, Le les éloignez. Ce qu’il faloit démontrer.
P R O P-