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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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SECONDE PARTIE, i S t

temps, des deux yeux , parles deux pinnules de la Lunette. Car cette Lunet-te , estant supposée demeurer stable, parallèlement aux deux yeux ; Sc ses pin-nules par conséquent, également distantes, chacune, de l’œil qui luy convientpour voir les objets : l’un des yeux seul, regardant l'objet par sa pinnule, ( pen-sant que I’autre, est fermé ;) void i’ouverture de cette pinnule, beaucoup plusétroite ; que les deux yeux ensemble, ne voyenc les deux ouvertures des deuxpinnules, exactement conjointes, en une feule, parfaitement ronde. Mais l’ou-Ve rturede l’Uvée, se resserrant davantage, lors que l’on regarde d'un seuletst3que lors, que l’on regarde des deux yeuxj ( quoy que l’ouverture dec es pinnules, soit toujours la mesme ,6c en mesme distance ) elle reçoit consé-quemment les rayons de l’objet, fous un moindre angle : Sc son espece, occu-pe aussi moins d’espace, au fond de la Retine, un seul œil regardant l’objet jque les deux yeux ensemble, ( Sc en mesme maniéré : ) par les 21. Sc 13. Axio-mes. par conséquent, un seul œil, void l’objet plus petit, Sc plus obscure-nie ntj que les deux yeux ensemble. Or je dis en mesme maniéré , ou toutesc hoíès pareilles : c’est-à-dire, par des ouvertures des pupilles des yeux, de lar-geur modérée ; Sedans une juste proportion, pour recevoir la quantité suffi-lante,8c requise, des rayons de l’objet -. pour en faire la vision parfaite. ( Car lesouvertures bien proportionnées, des pinnules de la Lunette usuelle, de laquel-le nous. nous sommes servis ; tiennent réellement lieu, en cette expérience , Scen toutes les autres semblables, des ouvertures , des deux pupilles des deuxy^ux. ) Par conséquent, generalement en quelconque mamere, qu’un objetl°it veu des deux yeux -, en la mesme mamere , ( Sc toutes choses pareilles, ) ile st veu plus clairement ; Sc plus grand Sc neantmoins, auíìj distinctement ter-^iné 5 que d’un seul œil. Ce qu’il faloit démontrer.

PROPOSITION L VII.

TEVX SONT NECESSAIREMENT , DIFFEREMMENTcontournez. ; pour «voir les obiets proches , (A- les éloignez..

’EsTune vérité reconnue chez les Opticiens, Sc à laquelle avecl’experience nous en avons donné l’autorité en la 1. Partie de ce li-vre, Axiome 29. Que les centres des ouvertures, ou pupilles, Sc deshumeurs des deux yeux ; dans leur propre assiette, ou constitutionNaturelle ; font respectivement situez, selon deux lignes droites parallèles. Eteri conséquence, Que réciproquement les deux rayons, qui íè trouvent justerf lent disposez , en la vision ; à penetrer par les centres des pupilles, Sc desUmeurs, des deux yeux, supposez en cette situation, ou disposition naturelle ;°nt parallèles entre-eux. Et par conséquent aussi , que ces rayons, ne peuvent■? s . provenir d’un objet éloigné à quelconque distance 5 mais seulement, tres-01 gné:parle 28. Axiome. D’oùj’infere, Que les deux yeux, font donc na-sillement disposez à voiries objets tres-éloignez : Sc par conséquent, qu’ils° nc feulement contournez réciproquement,par un mouvement volontaire ;Pourvoir les objets plus proches. Et qu’ils font aussi en consequence, autre-e °t diíposez, pour voir les objets proches ; que les objets éloignez. Orstj C ° re < à ue f expérience, nous rende ces veritez sensibles ; la démonstrationivante, leur donnera neantmoins jour ì Sc en facilitera l’intelíigence.