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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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TROISIEME PARTIE. i6z

SECTION I.

Nous traiterons en cette SeBion , de la maniéré de proportionner posi-tivement , la puijfance des verres • en la conflruBion de l Oculaire Diop -trique. De léleBion de leur figure , quoy-que fpherique. Et de t épreu-ve ■> (djr graduation , de leur bonté.

CHAPITRE I.

"Proportionner les verres , qui servent d la conflruBion de VOculaireP>iop trique.

A Positive, supposant î’experience, pour fondement, en suite de ladémonstration ; fait voir en ce sujet, que la proportion, ne consi-ste pas enl’indivisible ; Sc qu’elle a mesme une assez ample étendue :de laquelle par conséquent, iln’est pas aisé de donner des régléscertaines, qui réduisent dans la pratique, à une exacte précision, ce que nouscn avons démontré dans la Théorique Sc qui fassent réellement produire dansla perfection desirée , Teffet de la proportion , des sphericitez des verres, dansleur construction positive j tel que le suppose la Théorique, dansladémon-àation. La raison est, d’autant, que laTheorique, ne considérant pas l’inéga-lité de la bonté, en la matière ; fait abstraction des differerits degrez, de fa dia-phaneité ; qu’elle suppose toujours de mesme excellence : aussi bien que la for-ni e exacte, Sc l’exquise précision du travail des verres. La Positive au-con-tr aire, reconnoissant toujours parles effets,toutes ces qualitez accidentelles jExpérimente réellement, les obstacles, qu’elles font ordinairement ,en laredu-âion de cette proportion Théorique, à la pratique. D'où j'inféré, ( fans ar-f ester scrupuleusement l’Artiste en ce sujet, à des déterminations trop spéculati-fs ; qui íeroient inutiles : ) qu’il n’est pas possible, de donner dans ia pratique,à s réglés generales bien certaines, qui puissent servir à proportionner les sphe-î'icitez des verres, respectivement pour quelconque longueur d'Oculaire pro-posée. Et je le montre succintement. Car par exemple,

Soit premierement donné,un excellent Oculaire Dioptrique, duquellesver-r cs, de mesme excellence de dìaphaneitez , Sc d’exquise précision de travail ;font encore en parfaite proportion ,pourproduire le plus bel effet possible. Je“Kquela proportion des verres de cet Oculaire,pour excellente qu’elle soit,ne, oie pasestre tirée en conséquence ; ny observée pour réglé de la proportion,a former de toute sorte de matière de verre ; ceux desquels l’on prétendraitc °nstruire, un autre semblable Oculaire, de cette mesme longueur ; pour avoir*j ne mesme excellence d’effet. Car supposant premierement, l’inégale rareté,** diaphaneitédela matière-, quoy-que les verres, soient exactement formezau travail ^ si l’on accommode successivement à un mesme verre objectif, deuxVer res concaves, de mesme forme, Sc de mesme excellence de travail ; mais de^atiere, d'assez differente diaphaneité.- l’experience fera voir, que siiepre-qui est le plus diaphane, se trouve exactement en proportion, avec cet

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