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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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Nécessitédu choix,de la. for-me, deîverres del’Oculaire:quoy-quespheri-

queî.

î68 LA DIOPTRIQVE OCVLAIRE,

CHAPITRE III.

Du choix 3 ou élection , de h figure , des verres qui doivent servir k Uconstruction ; de tOculaire Dioptrique.

O v r parler en premier lieu , des verres objectifs, comme les prin-cipaux , 6c plus considérables -, d’autant que dans la seconde Sectionde la premiere Partie, exposant la 17. Définition j ôc en la Section5. sur la fin de la mesme premiere Partie de ce livre, j’ay exclus 1 »figure hyperbolique , tant des superficies de l’humeur cristallin ; que des verresqui doivent servir à la construction de l’Oculaire Dioptrique. II sembleroicpeut-estre que l’on en pourroitinferer,qu’admettant par conséquent ,1a figu-re spherique ; il est en suite indiffèrent, qu’elle soit simple, ou composée; d’é-gales, oud’inégales íphericitez-, considéré mesme, ce que j’ay premis fur cesujet, en la 1. Conséquence, de la 2.Proposition ; pourveu qu’elles soient dansla proportion de puissance requise, suivant la doctrine precedente. Les raisons; neantmoins que je déduis icy , conformes à mes expériences, seront voir lanécessité du choix, ou élection que l’on doit faire de la forme, ou figure quqy-que spherique, de ces verres ; pour leur faire produire un excellent effet, èCexactement régulier. Etafin que l’Artiste puisie proceder en ce choix, avecconnoiíïancede cause j jeluy produis icy , celles qui m’ont obligé, d’uferdsçette discrétion, en ce sujet.

J’ay fait voir dans la Section premiere de la seconde Partie de ce livre, ex-posant la zr. Définition ; quatre especes de verres convexes ípheriques. La pre-miere, qui est la plus simple, 8c que je peux dire encore la plus facile-, est cel-le des plan-convexes-, la seconde , de ceux de deux égales convexitez : 8cj2mets seulement icy à deílèin ces deux premieres eípeces, en parallèle 5 à l’ex-clusion des deux autres.

Le travail de la superficie plane, des verres plan-convexes, ou plan-conca-y es, a esté de plusieurs (jusques à maintenant ) estimé tres-difiìcile ; s’en trou-vant en effet rarement, qui soient parfaitement planes, dans la maniéré com-mune ,que tiennent les Ocularistes vulgaires, àles travailler. C’est-pourquo/elles font à bon droit soupçonnées, des intelligents ; qui-les doivent toujourstres-diligemment examiner , devant que de travailler spheriquement l’autresuperficie : n’estant pas aisé par âpres, d’en reconnnoistre le défaut. Cette dif-ficulté , a donné occasion à plusieurs, de préférer les verres doublementípheriques, aux plan-spheriques ; ayant veu par expérience, en quelques verresplan-ípheriques objectifs, qui ne produifoient pas un bon effet en I’OcuiairCDioptrique ; que le défaut s’en est souvent trouvé provenir du costé plan, pet*exactement travaillé ; lequel, ayant en fuite esté fait spherique, le verre s’esttrouvé excellent : à quoy je ne contredis pas. Je remarque neantmoins, quCdans la maniéré commune , de travailler ces verres doublement sphériques \quelque diligence que l’on apporte à les former parfaitement, il est ce pendantrare, d’én trouver, qui excellent pardessus les plan-convexes, de pareille ca-pacité, ou puissance. Et de plusieurs causes que j'en pourrois donner , je m?contente pour brièveté , d’alleguer les deux suivantes, comme les plus consi-dérables : La premiere,est qu’en formant ces verres doublement ípheriques,