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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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TROISIEME PARTIE. 173

pointe, ou le sommée du cône, qu’il formera par la réfraction des rayons duSoleil : prolongeancson tuyau à ceteffet, autant qu’il sera nécessaire, pour fa-ciliter cette opération. L’on fera donc en sorte, de recueillir par ce moyen., ksrayons du Soleil, sur ce plan ; dans le plus petit espace circulaire, ou meímedans un point, s’il se peut ; car si cela arriéoit heureusement, ce seroit le vrayindice de Texcellence de ce verre objectif, &; qu’il seroit dans fa véritable, Lcprécise largeur : sans qu’il fust besoin de rien couvrir de ía circonférence. Maisc ette diligence supposée, si en avançant, ou en éloignant ce plan, les rayons nele recueillent pas assez exactement, l’on couvrira peu, à peu , les bords de lacirconférence de ce verre , avec des cercles de carton, de diverses grandeursd’ouverture 5 ( que l’on aura disposées à cet effet j tant que les rayons, ou s’u-ihssent en un point, ou dans le moindre espacé possible : 6 c l’ouverture , que ce^rre se trouvera lors avoir , fera celle qui luy conviendra plus avantageuse-ment. Observant toujours en cela, pour maxime singulière, &generale } deiie rien perdre, des avantages que la nature donne : c’est-á sçavoir, qu’il fautto ûjours laisser a u verre objectif, la plus grande ouverture , dont il peut eslreCa pable. Car ( toutes choses pareilles, ) il represcntera l’objet d’autant plusclairement, que par une plus grande quantité de rayons, tranímis par une plusiarge ouverture ; par la 23. Proposition, laquelle ne doit non plus exceder ;

" autant, qu'elle affoibliroit la représentation de l’objet; qui seroit d’autant^oins distincte, par la 24. Proposition, que l’ouverture de l'objectif seroit ex-

cedente.

Or ce point de concours, ou de distance de foyer , 6 c l’ouverture, du verre Verres°fjectif ? estants ainsi exactement reconnus : on l épreuvera maintenant, non convexespoint avec des verres de l’œil, qui soient convexes ; d’autant, qu’ils yssontç^ss® 11,moins propres : palliants beaucoup les défauts, du verre objectif ; par la mul- propres, à^tude des objets, que comprend ordinairement la base, de leur cône visuel,n iais avec des verres concaves, qui font plus exacts à les découvrir, d’autant des obje-*ì u ’ils réunissent la faculté visive, plus fortement, fur le peu qu’ils repreíén- 9 ue^ e nt de l’objet. On épreuvera donc pour cette cause, ce verre objectif, avec " conca *es verres concaves, de puiílances graduées , toujours en diminuant de sphe-re , 6 c augmentant de concavité ; c’est-pourquoy, l’on posera un verre conca-^idans l’autre extrémité du tuyau ,1’y asseoyant bien droitement, 6 c paral-jpsement au verre objectif ; Le pour m’expliquer, en cette matière importante:

Artiste se doit souvenir icy, de la réglé generale, que j'ay donnée dans lesEux premiers Chapitres de cette troisième Partie, fondé.' fur la 61. Proposi»

; suivant laquelle, il présentera d’abord, à cet objectif, un verre concaveEu Moindre proportion, ou de plus grande sphere, qu’il ne luy convient ; car1 ‘ ne le souffre ,c’estinutilement, luy en presenter un de moindre ; mais il leabsolument rejetter , comme insufflant à pouvoir produire aucun bon^?Et. Que s’il porte ce verre concave fermement, avec grande clarté, Sc di-’nction , on luy en présentera un de moindre sphere, mais de plus grandePuissance, Sc tous les autres consécutivement, jusques à ce que l’onapperçoi-~ e » que la trop grande proportion du concave, représentant toujours distin-Ement l’objet,commence neantmoins à obscurcir la représentation : car alors^ Marquant la quantité de concaves qui luy ont esté prescntez, l’on connoi-ra par leur moyen , le degré de fa bonté ; Sc ccluy, qui luy est en parfaite pro-P Nion. Etvoilaía maniéré d’épreuver les verres objectifs.

^ °ur épreuver les verres de l’œil, Punique pierre de touche, qui puisse exa-^ Emeut faste connoistre leur degré de bonté , est de les monter dans un petitx'^^'Êpreuve, comme si l’on en vouloit faire un petit Oculaire ; leurpreíén-c successivement trois, ou quatre, petits concaves, bien graduez ; toûjours

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