TROISIEME PARTIE.
CHAPITRE II.
Conflrucíion pq/îtive, d? un second Oculaire , de cette mesme espece .
E t t E premiere espece d’OcuIaires Dioptriques, generiquè*ment considérée , nous en pourroit donner plusieurs autres,qui admettent pareillement le verre concave, en leur con-struction: de toutes lesquelles j’en exposeray seulement deux,singulièrement remarquables en leurs effets. Et pour parlericy du premier,( car je produiray l’autre en son lieu propre : )il tire sa démonstration des 4. Sc 5. Propositions, en la Section3 - & de k 26. principalement, en la Section 4. de la 2. Partie. Son principalEstet est de representer tres-distinctement l’objet, à quelconque longueur detuyau 5 qu’il puiífe estre prolongé, au dessous de fa plus longue possible : c’estpourquoy, je le nomme, Oculaire de toutes longueurs. Il admet en fa con-duction un seul verre concave, mais deux verres objectifs , de mesme, ouinégale puisiance. Pour le construire positivement, il faut en premier lieu,Conter l’un des verres objectifs, ( indifféremment, s’iis font d’égalepuiífan-ce ; mais celuy de plus grande sphere, s’ils font inégaux : ) avec son verre con-ca ve, que je luy suppose en parfaite proportion ; Pon suivra en cela la prati-que , que j’en ay donnée au Chapitre précédent. L’on placera en fuite, lesecond objectif, dans l’un des tuyaux particuliers de cet Oculaire, entre leP r emier objectif déja posé, Sc son verre concave, Sc le plus proche que l’onpourra, du tuyau, qui porte le verre concave 5 en forte neantmoins, qu’ayantre marqué de combien de tuyaux particuliers íe total est composé 5 si l’Oculaireest long , l’on en laisse toujours un , entre celuy du verre concave, Sc celuv deee second objectif, que l’on placera seulement dans Pantepenultiéme : mais st3 Oculaire est petit, l’on pourra placer ce second objectif, dans le tuyau pé-nultième, qui fuit immédiatement, celuy du verre concave, tellement, qu’il ye u ait aussi toujours 4. ou 5. entre les deux objectifs ; asm qu’on les puisse ap-procher , Sc éloigner l’un , de l’autre , autant qu’il sera requis ; pour monter^ Oculaire, à quelconque longueur de tuyau, au dessous de fa plus grande :o£ réciproquement, pour le mesme effet, approcher, Sc éloigner aussi le verreeoncave ; tant qu’il sera besoin, du second verre objectif. Et si le tuyau, au-quel est monté le second objectif, se trouve assez estroit, il n’en faudra pointdavantage estressir l’ouverture ; car plus elle pourra estre large, ( dans fa propor-t] °n neantmoins, ) ce sera le meilleur. L’on remarquera pareillement, qu’iln importe , que les deux objectifs soient de mesme, ou de differentes sphères $Car ij n’y aura pour cela, autre difference dans l’effet ; sinon, que ce moyenebjectif } estant de plus grande sphere ; ( toutes choses pareilles, ) il soustrairani °ins de la longueur de l’Oculaire : ôcl’égal, que le moindre. Et en cette^aniere, l’on aura ce second Oculaire , de la premiere espece $ parfaitement
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