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CHAPITRE III.
ConBruSiion positive , du premier Oculaire de la seconde espece , qui ri ad-met point de verres concaves ; V renverse l’espece de lobiet >par deux
verres convexes.
Et te espece d’Oculaires, estla premiere, de celles qui n'admet-cent point le verre concave ; elle reçoit feulement deux verres con-vexes , comme il est évident de ía démonstration en la 35. Proposi-tion, l’un de grande sphere, pour objectif; ( ce qui est général esttoutes les eípeces d’Oculaires, pour les objets éloignez-, ) & l’autre , de peti-te íphere, pour le verre de l’ceil. Pour construire donc cet Oculaire de deuxverres convexes, il faut en premier lieu, invertir le tuyau, de quelqu’une desdeux maniérés qu’il soit ; cylindrique, ou conique: & placer le verre objectif,,dans l’extrémité la plus étroite, luy accommodant à cet ester, une boëte, tel-le que la represente icy , la figure i. pour l’y contenir; Lc l’on prendra garde,que le tuyau qui doit porter cette boëte, soit toujours de largeur, capable dedonner au verre objectif, qu’elle contient ; peu moins que l’ouverture entiere,qu’ii devroit avoir , { par l’examenqui aura esté fait, du sommet de son cône,ou de son foyer; ) par le Chapitre 4. en la Section precedente : ( quoy-qu’encela, il n’exige pas une si grande exactitude, qu’en l'Oculaire de ía premiereespece: ) l’objectif estant bien droitement monté, dans la boëte de son tuyau ;l’on montera maintenant le verre de l’ceil. Et d’autant, comme j’ay démon-tré , qu’il doit recevoir ( par un effet contraire à celuy de la premiere eípece )les rayons de l’objet divergents du verre objectif, pour les temperer par là con-vergence ; Le qu'ils ne peuvent estre faits divergents , que par leur prolonga-tion , outre leur point de concours; par le 13, Axiome : pour cette cause, de-vant que de placer le second verre en son lieu dans le tuyau, il le faudra pro-longer, tant, que l’ocil posé à ion extrémité ,en la place où doit estre le se-cond verre, voye par le seul objectif, l’objet encore confusément renversé : SCalors posant le second verre en son lieu, dans cette extrémité du tuyau , il ver-ra tres-clairement par ces deux verres, l’objet en la mesme situation renver-sée. Que si d’abora, le tuyau ne se trouvant pas en fa juste longueur , l’ob-jet (pour cette cause jparoissoit moins distinct ; l’on obtiendra le point de íâderniere perfection, le fixant fur un objet a fiez éloigné ; en retirant, ou ren-fonçant , peu á peu, le tuyau du verre de l’ceil: en force , que l’oeil qui con-temple l’objet, en soit parfaitement satisfait. Pour regler maintenant les ou-vertures interieures, de rous les tuyaux entremoyens ,qui composent le tuyautotal de cet Oculaire : l’on observera en partie , la mesme maniéré quenousavons donnée, pour celuy de la premiere espece, au Chapitre i. de cette r.Section. Car d’autant qu’en cet Oculaire, c’est l’objectif, qui ayant porté lesrayons de l’objet, convergents, à son foyer ; les contraint, en sortant duconcours, de se porter en fuite de leur intersection, divergents , fur le verrede l’ocil, par le rz. Axiome. Pour ce sujet, il faudra toujours diminuer les ou-vertures des tuyaux, depuis celle du premier, qui porte le verre objectifs dansla proportion, de la diminution de son cône visuel, ) jusques à la distance de
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