i8o LA DIOPTRIQVE OCVLAIRE,
de pluspecite fphere, il fait une plus grande convergence, des rayons 5 c’estpourquoy, il iesdoitauílì recevoir de l’objectif, plus proche de son point deconcours ; où j’ay fait voir, dans les Propositions alléguées , qu’ils font plusdivergents : asin que par l’excez de cette divergence, ceíuy de fa convergencefoittemperé ; pour faire une vision parfaite. Mais approchant ce verre de f œil»du concours de l’objectif -, il faut par conséquent, l’approcher, dumefme ver-re objectif j donc ausiì, accourcir f Oculaire.
L’on doit enfin remarquer, suivant le Corollaire de la 35. Proposition : Quele verre de l’œil, peut encore estre situé en cet Oculaire , plus facilement dansla pratique-, spécialement pour les plus longues veuës, accoutumées aux rayonsparallèles ; n’y ayant qu’à l’éioignerdu foyer de l’objectif, environ de ladi-stan ce , de son propre foyer.
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CHAPITRE IV.
Construction positive , dune quatrième espece d Oculaires , qui rendïobìet en fa jttuation naturelle ; par deux verres convexes „
E t t e quatrième espece d'Oculaires, est singulièrement ad-mirable en son effet ; qui est, de redresser l’image de l'objet,par deux verres convexes, ( les mefmes si l’on veut, )quil’ont fait voir renversée, au Chapitre précédent. C’est pour-quoy, encore qu’elle ait peu d’utilité dans l’ufage , puisque,au lieu d’augmenter, elle diminue au contraire de beaucoup ,l'efpece de l’objet : n’ayant pas neantmoins voulu priver lescurieux, de faTheorique, que je leur ay donnée en la 36. Proposition >. je neles veux pas non plus priver icy, de fa réduction positive.
Soient donc donnez, si l'on veut, les deux meífnes verres, du précédent O-culaire ; 6c un tuyau fort long, tel que le demande cette construction : l’on enséparera les deux derniers tuyaux, vers l’œil ; puis l’on posera le verre objectif*,dans l’autre extrémité, fans aucune différence, en la meíme maniéré qu’auprécédent. Et supposant íà distance de concours , connue , par la pratiqueexposée au Chapitre 4. Section 1. l’on allongera le reste du tuyau, beaucoupau dessous de ce foyer ; 6e mefmes encore, du point, où l’œil posé au dessousdu foyer, pourroit avoir par ce seul verre, la vision distincte renversée ; en for-te , que l’œil situé à l’extremité de ce tuyau, ne voye plus les objets éloignez,par ce seul verre, que fort confusément r 6c tres-petits,en situation renversée,par le Coral, de la 3 6. Prop. 6c cette distance du verre objectif, exactement re-marquée-,l’on inférera maintenant le second verre, mais non en cette extrémitédu tuyau,où l’œil avoit esté posé : car il doit rester une espace considérable,eri-tre le verre de l’œil, 6c l’extrémité du tuyau, où l’œil doit estre posé, pour voirl’objetparcetOculaire,lorsqu’ilfera monté.D’autant,que de mefme,quenousavons éloigné l’œil, plus loin du verre objectif, au dessous de son foyer, que lepoint, auquel il auroit pû voir distinctement,l’objet éloigné, renversé: Demef-me à proportion, l’œil, doit estre posé plus loin, de son verre immédiat, (qui estce second, ) au dessous de son propre foyer - que n’est le point, auquel il au-roit lá vision distincte renversée, par ee second verre ; mais d’un objet, qui fè"roit supposé réellement situé, à la mefme distance feulement, que nous avonstrouvée, ( 6e remarquée j ) de l’œil, au verre objectif C’est-pourquoy, p° ur