i8i LA DIOPTRIQVE OCVLAIRE,
deux verres, pull:produire autre effet dans la composition, qu’un redouble-ment du mefme défaut, 6c conséquemment ,de confusion , en la vision de l’ob-j et : bien loin d’en efperer la vision distincte. L’expérience neantmoins, nousfaisant voir le contraire ; nous ouvre icy au mefme temps le mystère de la natu-re 5 Le nous montre évidemment, que ces deux verres fe communiquants leurpuissance, que nous avons veuë séparément trop foible, ils en font conjointe-ment une suffisante ; 6c dans la proportion requise : pour temperer la conver-gence de l’humeur cristallin, qui se trouvoit excessive en la situation , qu’il a,en la construction de cet Oculaire au respect de chacun de ses deux verres, sé-parément ; 8c de la foible divergence des rayons, qu’il en reçoit : laquelle,conjointement reiinie , en cette construction : rend maintenant â l’ceil, la vi-sion tres-distincte.
CHAPITRE V.
Construction positive , dune cinquième espece d Oculaires Dìoptriques ;qui renverse la figure de ïobíet,par trois verres convexes,
Ette eípece d’Oculaires, de trois verres convexes, qui renversentl’objet j estant de peu d’utilité, 8c feulement pour suppléer le dé-faut de proportion, des deux verres construits pour le mefme effet,au 3. Chapitre de cette mefme Section . qui arrive rarement ; veuqu’il feroit mefme aussi facile , 6e plus utile, de monter ces trois verres, en for-te , qu’ils redressa fient l’efpece ; comme au Chapitre suivant. Je l’expofe neant-moins fuccintement, suivant la démonstration que j’enay donnée, en la 39-Proposition. Et je suppose à cet effet, l’O cul aire de deux verres convexes,déja positivement construit , par le mesine Chapitre 3. allégué : mais en dé-faut de proportion, pour produire un bon effet. L’on examinera donc en pre-mier lieu, la quantité de ce défaut, afin de la suppléer, par l’adj onction d’usttroisième verre ; qui doit toûjoursestre déplus grande fphere, que le secondproposé. Il faudra en fuite, remonter ce second verre, un peu vers son obje-ctif ; 8e remarquant que la positive recherche toujours les voyes plus expedití-ves -, à cet effet, au lieu d’interpofer le troisième verre, entre l’ceil, 6c le second,comme nous avons fait en la théorique : elle fe contente icy, dejoindre ce troi-sième verre, au second donné , presque contigu, 6c dans son mefme tuyau, bienparallèlement; en sorte que celuy de plus grande fphere, soit plus proche del’œil. Cet Oculaire, ainsi arresté, 6c dirigé fur quelque objet éloigné, estantmonté de fa longueur ordinaire , l’on n’y verra plus maintenant l'objet distin-ctement : mais d’autant que la proportion du verre de l’œil, est augmentée pafl’adjonctionde ce troisième verre -, ces deux ensemble, ( par les 4.6c 5 Propofí-rions,produisants l’effet d’un seul, équivalent; ou de moindre fphere,)proportion requise ; il faudra accourcir la longueur de l’Oculaire, comme j aysait remarquer sur la fin du Chapitre 3. de cette Section 2. C’est-pourquoy,afind'avoir la vision distincte, par ces trois verres, l’on remontera doucement( à l’ceil ) le dernier tuyau de l’Oculaire, qui porte ces deux verres, versl’obje;ctif ; tant que l’objet paroisse tres-distinctement. Et l’on remarquera au mel-me temps, que cet Oculaire, en augmentera l’espece fort sensiblement. Mais cssecond verre, estant ainsi diminué de fphere, ou de distance de foyer, il devraaussi estre approché davantage de l’œil , qu’il n’estoit, estant simple ; 8c con-séquemment, il devra estre moins enfoncé , dansl’extrémité du tuyau -, p° ur
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