TROISIEME PARTIE, r8z
! es raisons que j’ay exposées, au Chapitre 3. de cette mesme Section.
CHAPITRE VI.
Çonfiruetion positive , d une fixiéme efpece d'Oculaires^ qui rend l iwugede lobiet en su stuation naturelle ^ pur trois verres convexes.
A quatrième efpece d’Oculaires , que nous avons positivementconstruite, au Chapitre 4. pi ûtost dans le dessein de satisfaire la cu-riosité de 1‘ Artiste, que pour la réduire effectivement à Tusage, dontl este n’est pas capable, dans cette simple construction, ( comme j’ayre marqué ) est neantmoins icy perfectionnée, 6c rendue positivement utile*Par l’adjonctiond’un troisième verre, lequel fans altérer la situation naturel-, en la représentation de P objet, par cet Oculaire, l’augmente seulement. Je%>pose donc icy, ce mesme Oculaire , comme je l'ay positivement construit,a u Heu allégué ; Le sans rien varier en la situation de son verre objectif, l’on re-montera seulement l’œil, plus proche du point de distinction renversée, du se-cond verre ; diminuant la distance, ou longueur du tuyau ,qui se trouvoiten-tfel’œil, 5c le second verre , en forte, que l’œil posé en suite , à l’extrémitépu tuyau, ne voye plus par ces deux verres, que confusément l’objet : 6c alorslll terposant un troisième verre , en deuë proportion , entre l’œil, 6c ce fe-c°nd ; il verra distinctement l’objet, par ces trois verres en íà situation naturel-• 6c beaucoup plus grand, que par les deux premiers seulement. Remarquant£°ûjours, que ce troisième verre que l’on ajoute , doit estre situé à telle pro-fondeur, dans l’extrémité de son tuyau ; que l’œil posé au dessous, pourvoir* °hjet, soit necessairement entre ce troisième verre , en son point de con-cours. Ou bien encore , ( pour faciliter la pratique, de cette construction ; ):f ns aucunement varier la situation des deux verres de l’Oculaire, tel que nousav °ns construit,au Chapitre 4.de cette mesme Section : il suffira, de mettretroisième verre, peu moins avant que la longueur de la distance de son foyer,ans l'extrémité du dernier tuyau. Car cet Oculaire, estant en fuite dirigé ,^crs quelque objet éloigné ; 6c l’œil estant appliqué en son lieu propre auQe ssous de ce verre, il n’y aura qu’à le remonter doucement vers le second ver-re 5 tant que l’on ait par ces trois verres, la veuë distincte, de l’objet : 6c au^stne temps, on le verra, tres-notablement augmenté de grandeur, 6cbeau-c ° u p plus, que la construction des deux premiers verres seuls, né l’avoit aupara-Va °t diminué.