Buch 
La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
Entstehung
Seite
187
JPEG-Download
 

TROISïE’ME PARTIE.

187

me manière, que si les trois verres de P œil, de cet Oculaire, estoient plan-convexes. Difformité notable ,que j’aydéja remarquée au Chapitre 3. Se-ction 1. fur le sujet de la forme des verres. Mais défaut, qui n’est jamais seul ;

mesme cause , estant encore celle, des couleurs importunes, qui raccompa-gnent toûjours ; à moins de beaucoup retreísir la superficie de ces verres ,Scdiminuer par conséquent beaucoup la baie de leur cône visuel. Accidents no-tables , ausquels la seconde de ces deux maniérés, bien instituée, n’est passujette 5 ayant toûjours son effet tres-regulier : encore qu'il ne soit pas entie-rement exempt de quelque peu de couleurs • mais il est facile d’y remedier, ceikme*commeje feray voir. Je préféré donc pour ces raisons, cette derniere façon maniéré ,de disposer, Sc ordonner ,1a proportion des quatre verres ,en la constructionde cet Oculaire, aux deux precedentes -, comme la plus naturelle, Sc reguliere k s quatree n son effet. Et je préféré mesme, la premiere de ces trois ( plus simple mais Kires > dcbien conduite 5 ) à la seconde. Or la raison , pour laquelle je pose immedia- 1"^. cu *tementapres l’objectif, celuy des verres de l’œil, de plus petite fphere } Sc quia plus grande proportion avec luy, en cette construction de l’Oculaire íjequa- j e a, ^° t ” e stre verres ; Sc les autres consécutivement vers l’oeil, selon leur ordre naturel, dernieree n augmentant toûjours de sphères , Sc diminuant de convexitez: c’estd’au- coníhu-ta nt,qu’en cette maniéré, le second verre reçoit les rayons de l’objet, encore ct,pn ’forts • pour soûtenir leurs propres réfractions, en ía pénétration lesquellesEstants tres-grandes, leur font un violent effort : car le verre objectif , qui estde grande fphere, leur ayant fait trop d’obstacle ; ils peuvent encore, âpresL pénétration du second ; d’autant plus facilement souffrir, celles des deux fus-ants j qu’ils font successivement moins convexes , jusques à l'octl. Et cesra yons, estants par ce moyen, naturellement disposez, àestre plus doucementr eceus de l’œil ; Sc en plus grande quantité , sens violenter l’humeur cristallinpar des incidences, trop obliques : Sc par conséquent,à penetrer jusques en* a Retine, fans forcer la conformation naturelle, des parties interieures deì mil; ils y font par conséquent, une vision excellente, tres-sincere, pleine d’unfeul aspect, par l’Oculaire: Sc qui augmente tres-distinctement, mais aussitres-regulierement , l’espece de l’objet ; nette des couleurs de l’Iris: l’œilP°uvant, avec une singulière délectation, également bien voir l’objet, en laCirconférence de la baie du cône visuel ; comme vers son centre : oudu moins,sens différence trop sensible.

L’on peut encore observer , qu’il y en a qui invertissent la situation, desdeux derniers verres de l’oeil; c’est-á-dire, qui posent celuy de plus grandefphere, qui estoit immediatement à l’œil, en la place du pénultième -, Sc cetroisième, immediatement à l’œil : cette disposition, augmente quelque peuleipece de l’objet ; mais elle l’obscurcit, en récompense ; Sc troublant la

Progression naturelle, de la proportion successive des convexitez de ces ver-res ; elle est sujette à altérer la régularité, des semblables parties, en la figure

w

» -1