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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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LA DIOPT RI QJE OCVLAIRE,OBSERVAT ION 11.

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P Our la forme des verres, qui servent à la construction de cet Oculaire,( demeurant dans les termes de la longueur que je luy ay prescrite; ) son ver-re objectif, peut fort bien estre de deux égales convexitez: je préféré neant-moinsen cette forte d’Oculaires pour les objets de la terre, le p lan-convexe,d’autant que s toutes choses pareilles ) il augmente davantage ia base du cône vi-suel. Mais pour les trois autres, ils doivent neceílai renient estre chacun dans &proportion, de deux égales convexitez 5 pour les raisons que j’en ay donnéesau Chapitre 3. de la Section 1.

OBSERVAT ION 111.

Trois manieres , dcconstruireU OculaireDioptri-que ; dequatreverres.

I L y a trois maniérés, d’ordonner la proportion , en la construction desquatre verres, de cet Oculaire : la premiere, Le plus simple, suffisant neant-moins( toutes choses pareilles,) pour produire un bon effet } donne au verreobjectif, pour second immédiat, un verre de l’ceil, un peu de moindre propor-tion j qu’il ne luy conviendroit , pour en construire un simple Oculaire, dedeux verres convexes Le fait les deux autres, entierement pareils à ce se-cond. D’autant, que si l'on pofoit ce fécond verre, dans la proportion préci-se de son objectif ; luy faisant ies deux autres pareils, ils augmenteroìent à lavérité beaucoup í’efpecc de l'obj et ; mais ils feroient ensemble la vision tropobscure. Les deux autres maniérés, inverses l’une, de l’autre -, supposent unecertaine habitude, ou proportion dé convexitez, entre ces quatre verres; Sc nediffèrent, qu’en Tordre, de leur situation. Car Tune, pose en la constructionde T Oculaire , immediatement aprés l’objectif, celuy des trois autres , aveelequel il a moindre proportion ; ou qui est de plus -grande íphere : Sc consé-cutivement , suivant leur ordre, celuy déplus petite fphere, ( Sc qui est en plusgrande proportion ,avec Tobjectif, J immediatement à T oeil. L’autre manié-ré , qui est la troisième, tenant une disposition opposée j place en suite de Tob-jectif, celuy des trois autres ,auquel il a plus grande proportion - ou qui est deîa moindre fphere : le moyen en fuite ; & celuy, qui a moindre proportion avenTobjectif, ( Sc qui est par conséquent, de plus grande fphere, ) à T oeil , im-mediatement.

Or pour nem’arréter á mettre icy en parallèle, les perfections, Sc les dé-fauts , de ces deux dernieres façons d’ordonner la construction , de ces quatréverres 5 je diray feulement, Que l’experience m’ayant fait voir , ( comme j'ayremarqué au Chapitre 4. de cette mesine Section : ) que les verres multipliaen la construction de TOculaire, íe communiquent ordinairement leur puis-sance 5 Sc s’entre-aydent, en la production d’un commun, Sc principal effet. Ce-la paroist encore singulièrement en cette occurrence, où ces deux maniérés dedisposer la proportion des verres, quoy-que contraires 5 produisent neant-moins ( spécialement quant á Tétenduë de la base du cône visuel ; Sc à l’aug-mentation distincte, de Tespece de l’objet ;)presque un pareil effet. Je dis pres-que un pareil effet; car dans le resté, Sc notamment dans fa régularité, il estfort différent. D’autant, que la premiere de ces deux maniérés, dilatant quel-que peu plus, que la seconde, la base de son cône visuel ; est en cela mesme dé-fectueuse , qu’elle fait voir toute cette vaste étendue d’objets qu’elle contienr,recourbée, Sc comme voûtée 5 altérant par conséquent hors de fa proportion,la conformation naturelle, des parties de l’objet qu’elle reprefente ; en la mes-