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DIOPTRIQYE
O C V L A I R E
TROISIEME PARTIE,
SECTION VI
Nous ferons voir en cette Section, l’usage de l’Oculaíre Diop--trique, generalement j en toutes ses especes.
INTROD VCTION
I je voulois m’étendre, à faire icy une auílì ample dé-duction , de tous les effets, également admirables, uti-les , &. délectables ; que l’usage de ce noble instrument,a découverts à nostre siecle, par l’industrie, &c parladiligence, des doctes, & curieux Artistes 5 Se les trai-ter félon la dignité de leurs mérités : j’aurois la matièred’un autre volume. Mais mon dessein, n’estant que d’yaccompagner la doctrine que j’y ay expliquée, pontfonder en démonstration, fa construction , tant théori-que, que positive, que j’ay fait voir, d’une succinte description de ses plus bel-les utilitez, dansl’usage : Je mecontenteray pour ce sujet, de dire en géné-ral , que ce merveilleux instrument, est une des plus dignes, & des plus rares,productions de l’art ; & par laquelle, il effectue plus sensiblement , ôí pl° Sexcellemment, cette singulière puisiance, que les Philosophes luy attribuent,de perfectionner la nature. Mais je feray voir dans le reste des Sections decette Partie Positive 5 qu’il supplée si parfaitement à nostre oeil, ce que la na-ture , sembloitnous avoir laissé à desirer, de son opération : qu’il luy fait ré-ellement, un pareil office j qu’estceluy, que nostre oeil, rend en suite à nostreame. En effet, ces deux admirables organes, de la nature, Se de l’art j ayantsmesines objets : si l’Axiome de la Philosophie est véritable 5 qu’il n’y a rien eni’intellect , que ce qu’il a receu par les sens : j'ose dire, que c’est par Vu sage de' rOculaire
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