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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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TROÏSIE'ME PARTIE. wy

^Oculaire Dioptrique, que nostreame reçoit du principal, d u plus univer-sel, Sc du plus excellent de nos sens } ses plus belles, Lc ses plus sublimes connois-ànees. Et que fans l'usage de cet admirable instrument, elle en auroit peu ,às objets de la terre ; Sc beaucoup moins, de ceux du Ciel.

Pour instituer donc ce sommaire que j'en expose, Sc luy donner quelqueordre, je réduis tous ces usages, à deux principaux chefs, Scies traite en fuiterespectivement à la distinction , que j’ay posée generalement des objets qui luyconviennent, en tant qu’observables. Je le commence aussi , par ceux de laterre , comme plus conformes à nostre capacité naturelle, pour disposer plusfamilièrement l’esprit dé nostre Artiste, par leur agréable facilité, à í’obscrva-*ion de ceux du Ciel } qui demandent plus de dextérité, Sc d’exactitude, Sc uneí prit entierement formé. Et pour cette cause , j'explique en premier lieu ,sous deux differences, des objets de la terre * ( c’est-â-sçavoir, des grands, éloi-gnez ; Sc des petits, qui sont proches 5 ) les effets, & les utilité? dans l'usage, deroutes les efpeces d’Oculaires Dioptriques, que j’ay positivement construits *dans les Sections precedentes.

CHAPITRE I.

Remarques generales ^fìtr le parfait usage ^ G' sur la difference en í usage ;des grands , des moyens t (§s des petits Oculaires Dioptriques.

O v r bien user de P Oculaire Dioptrique, que je suppose parfaite-ment construit, suivant les diverses maniérés que j’en ay données jl’on y doit generalement observer, deux sortes de précautions. Lapremiere, de la part de l’organe artificiel, qui est le mesme Oculaire,à la seconde, de la part de l’organe naturel, qui est î’œil. Celle de la part deOculaire, est de le tenir toujours droit à la main, ou si elle ne suffit pour sa■longueur j de le monter sur un appuy, tel que nous le décrirons en fuite, où ilP Ul ffè commodément avoir deux mouvements tres-Iibres , l’un horizontal, &* autre vertical ; pour estre facilement dirigé, fur quelconque objet Sc stable-*dent afférrny, pour l’observation ; en quelconque situation requise, pour le^oir parfaitement par l’Oculaire j à telle distance qu’il puisse estre: ( toujoursn oantmoins proportionnée, ) soit proche, soit éloignée. L’autre précaution,S l d est celle de la part de l’ceil, pour bien user de l’Oculaire, est, quel’œil nesoit nullement contraint, par quelque posture du corps violente j ou moins na-turelle; maisqu’estant entierement libre, il soit toujours à hauteurconvena-, Sc droitement dirigé vers l’objet } pour le voir par le milieu des verres de1 Oculaire : duquel à cet effet, il doit toujours estre proche, asin de voir plusgrande quantité de l’objet ; Sc avec moins d’empéchement de la lumière exter-ne , qui seroit interposée entre l’ceil, Sc le verre de l’Oculaire.

L’on doit remarquer en suite, qu’encore que la proportion bien juste de ladistance de Pœil, au verre de l’Oculaire ; contribué beaucoup à la parfaite vi-L°n : cette distance de l’ceil, pouvant neantmoins beaucoup varier, suivant lesdifférentes qualitez des veuës, plus, ou moins longues 5 comme j’ay spéciale-ment remarqué, dans le Corollaire de la 35. Proposition, Sc mesme, pour lesdifférentes constructions, des diverses efpeces d’Oculaires, desquelles l’on se

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