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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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TROISIEME PARTIE. , > ìij^

clairement, n'en pouvant pas rapporter les eípeces plus éclairées, qu’il ne lesreçoit. Secondement l’on peut, lors que la nécessité l’éxige, se servir de l’O-culaire dans les temps sombres, Sc nébuleux ; mais en semblables occurrences,í pour en avoir satisfaction, ) l’on doit adroitement contribuer, à Iuy faire re-pressurer les objets plus clairement, en deschargeant pour cet effet, quelqueP e u de la proportion de íbn objectif, à son verre de l’œil ; ôcluy en donnant und’un pà plus grande sphere : c’est-pourquoy, l’on en doit avoir deux, mou-rez dans chacun fa petite boëte , d’égale grandeur, pour pouvoir Facilementestre mis dans la mesme extrémité du tuyau de l’Oculaire, Lc estre changez aubesoin. Car en diminuant un peu par ce moyen, de la grandeur de l’espece de^ objet, on la rendra en échange plus claire, Le plus distincte, par la zz. Pro-position : estant simplement neceslàire pour y accommoder ce plus grand verre,l’ocil, s’il est concave, d’accourcir un peu le tuyau de l’OcuIaire, le remon-tant doucement à l’ceil, vers l’objectif, tant qu’il represente clairement, & di-stinctement ì’objet. Et au contraire, s’il est convexe, allongeant quelque peuk tuyau de POcuIaire, pourluy faire produire le mesme effet. Troisième-ment bon doit aussi prendre garde, que l’Oculaire Dioptrique , ne doit pascommunément estre exposé au Soleil , à découvert ; spécialement dans lestemps humides, Sc de quelque matière que soit son tuyau 5 d’autant, que lachaleur, ( Sc souvent mesme s dans I’hy ver, celle de la feule main, hors du So-kil, ) raréfiant l’air humide qui est enfermé dans le tuyau, le fait jetter contreles verres 5 par la froideur desquess estant condensé, Sc résout en vapeur j il^attache tellement sur les verres, qu’il les ternit , ôtempesche toute leur tran-sparence : estant souvent nécessaire de les démonter, pour les essuyer en pa-reille occurrence. Que sineantmoins, la nécessité contraignoitd’exposerl’O-e ulaire au Soleil ; on le pourroit, usant de cette précaution .- Il faudroit ouvrir,êc séparer auparavant, tous les tuyaux particuliers, qui portent des verres, &ks laisser ainsi exposez quelque temps au Soleil, tousíeparez, & ouverts; car1 cette maniéré, l’air qui est dans les tuyaux, ayant issue pour en sortir libre-

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ment, à mesure que la chaleur du Soleil íe rarefíeroit ; l’on pourroit en suitteremonter tous ces tuyaux ensemble, au Soleil mesme, Sc s’y servir de l’Oculairéa °s crainte, que la raréfaction de l’air inclus dans les tuyaux produisisteesauvais effet. ^

, Ces avertissemens nécessairement premis, comme dispositions prochaines,a l’usage > le premier Oculaire que j'y expose, est celuy de la premiere espece,deux simples verres, convexe, Sc concave. Je prepare donc ion appuy, Scen suitte, jet ire tous ses tuyaux à la distance chacun de son propre repere, ScPtends garde eil le montant fur cet appuy, de l’y mettre en équilibre, devantquè de l’y arrester de ses ligatures : car fans cela, un costé faisant contrepoids,st ne sc tiendroic qu a peine en la situation verticale, que l’on îuy donneroit.

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