TROISIE'ME PARTIE;
CHAPITRE IV.
& c ? usage particulier t de toutes les ejpeces d'Oculaires Dioptriques 9que nous avons positivement construites \ & de leurs princi-paux effets y pour les obiets de la terre qui font éloignéz.
ÏOCVLAlRE DE LA PREMIERE ESPECE.
exposé d l usage.
E t Oculaire , estant un des moins composez , est fort naïfen son effet ; ( 6c toutes choies pareilles} s’il faisoit la base ducône visuel,d’auílì grande étendue, que celuy de deux simplesconvexes : il seroit absolument à préférer à tous les autres.
L Oculaire de toutes longueurs de lapremiere efpece.
L ’U sage de ce second Oculaire, de la premiere efpece, estant égalementutile, &c délectable -, est admirable en son effet : qui est qu’à quelquedl stance , ( au dessous de la plus grande, dont il est capable , ) que l'on pôlere lpe<stivement ses deux objectifs, leur accommodant le verre concave, com-^ l’on feroit à un seul, sur les objets proches, ou éloignez -, il les represente-to ûj ours tres-clairement, 6cdistinctement : en sorte qu’estant par exem-P e de io.pieds, en fa plus grande longueur ,on le pourra réduire à moinsu °pied -, 6c nonobstant, il representera encore en cet extrême accourciíle-, les objets tres-clairement, ôc distinctement, toujours neantmoins,eii..^luuant l’espece, à proportion qu il diminuera de longueur } Sc au contraire,Augmentera continuellement, à mesure que l’on étendra sa longueur juso^ Ues à io. pieds ; oà elle a son terme. J’ajoute ìcy, à ce quej’ay dit de cet O-^ a he, dans le Chapitre 2. Section 2. de cette 3. Partie : Que pour obtenifplus grand effet, à augmenter l’espece de l’objet 5 il faut que son moyenerre objectif, soit le plus proche qu’il se pourra, du verre concave, 6cc.
Le premier Oculaire, de la seconde efpece. *
C Et Oculaire de deux verres convexes, a moins d’utilitez pour les ob;ç jets de la terre, que pour ceux du Ciel. II est neantmoins tres-agreable,production de son effet ; en ce qu’il surprend d’admiration , non seule-j eQt , ceux qui n’en sont pas instruits ; mais les plus intelligents mesmes quij ie Con fiderent ; quoy-qu'á divers respects. Les Doctes y admirants un singu-v r e ^et de la nature de la réfraction : 6c les autres, se complaisants, de s’enlr a § r eablementdeceus, lors qu’il leur represente tous les objets, 6c pour
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