»z8 LA DIOPTRI QV, E OCVLAIRE,
vois dédiées ; pour l’inserfr icy, 8c la joindre, au sujet que je traite, qui la de-mande en ester pour ion accomplissement. ]e neluy dresse pas un Panégyri-que , pour en relever l'excellence. Car je la croiray toujours suffisammenClouée , si je la reconnois mériter quelque part, en l’estime du Lecteur intelli-gent, curieux, 8c sincere ì que je prie de la recevoir, avec la mesme affection ,que je Iuy donne.
CHAPITRE I.
Invention de la maniéré de dessiner , de contretirer proportionnelle -ment , toutes fortes d’obiets ; par le moyen de t Oculaire
Dioptrique.
L y a longues années, que méditant fur la maniéré que Portpourroit tenir, pour se servir de l’Oculaire Dioptrique, â me-surer, dessiner, 8c contretirer proportionnellement les objetséloignez j desquels il nous augmente, Le approche si notable-ment les especes : 8c qui souvent peuvent estre inaccessibles,pour divers respects, ce qui en rendroit futilité d’autant plu 5considérable , 8c singulière. Je pènsay ,qu’encore que les es-peces de ces objets, ne nous paroissent grandes en l’Oculaire, que par l’illusion,que la réfraction de ces verres, en fait à nostre faculté visive ; 6c qu'en ester,elles soient réellement fort petites, puis qu’elles font contenues en si peu delieu ,qui est feulement l’espace, du peu de largeur, de la superficie du verre dePœil, de l’Oculaire Dioptrique : l’on pourroit neantmoins augmenter la lar-geur de cet espace, selon quelque proportion assez précise, 6e considérable ; SCconsequemment, toutes, 8c chacune , des parties qù’elle contient, en fortequ’y estant dépeinte, par exemple, l’image d’un objet 5 l’on pourroit l’augmest-ter selon quelque proportion donnée. Et consultant en suite les moyens, qu?les Professeurs des Arts libéraux, qui usent du dessein , tiennent pour contre-tirer proportionnellement, du petit ,au grand } ils’en présenta trois à mon es-prit : deux desquels seulement, me parurent plus propres à mon dessein.le premier,qui est celuy des Dessinateurs plus experts, 6c consommez en e eCArt, ( quin’y observent autre conduite, que celle d’une forte imagination »qui appréhendé vivement la disposition des parties de l'objet, 8e les redu lCen fuite à la proportion qu’ils désirent, plus, ou moins grande-, suivant les ré-glés de i’Art, qu’ils possedent parfaitement: ) estant trop fluide , & gliíT allt *6c par conséquent tres-susceptible de défauts, souvent mesme notables ;m’a paru suffisant, pour regler une proportion , dans la précision requise »mon dessein. Encore que plusieurs tres-doctes, 8e experts Observateurs, s estsoient servy en leurs descriptions Selenographiques , comme Gassendi,velius, ôtc.M’arrestantdonc aux deux autres moyens,dont ie premier,est cese?qu’ils nomment Craticulerjôc pour la pratique duquel,ils se contentent de divi-ser le champ de leur dessein, par certain nombre de lignes parallèles mon tante 5 »6c traversantes, également espacées , fur toute fa longueur, 6e largeur ; 6equelles par leurs sections forment ensemble une eípecede gril, ou treillis» di^"