TROIS.IE'ME PARTIE. ìjr
dessiner, est quelque agréable veuë, ou païsage -, l’on observera de mesme, pre-mièrement en gros, les positions des choies plus remarquables, Le qui font fixes*comme s’il y a quelque Eglise, Chasteau, ou Maison js’il y a quelque Ruisseau,ou Riviere, il en faut parcourir le lit, avec toutes ses sinuositez ; s’ii y aquel-touffe de bois, les branchages des arbres n’estants pas faciles à démêler, 6cExprimer séparément, l'on se contentera d'abord d’en tracer seulement le con-t°ur,&les endroits plus éminents ; quelques pieds , 6c souches plus ap-parentes , Lc détachées : s’il y a quelques grands chemins , on les tracera,y remarquant ce qu’il y a de stable, comme maisons, croisées de chemins, Ponts,boulins,Ruines ou Mazures d’edifíces ; Le ayantjetté grossièrement ce crayongénéral ; on le recherchera en fuite plus particulièrement,-pour le perfection-*lîe r. Et lors que l’on aura dessiné tout ce qui paroist á l’œil, de ce premier, Scíe ul aspect : s’il y a quelque objet principal, duquel l’extrémité superieure nepuisse voir, sans élever l’Oculaire ; devant que de varier íà situation hori-zontale, l'on y dirigera l’Oculaire *, desserrant premierement à cet effet les*| e ux viz, des deux arcs l, m, qui retiennent le plan perpendiculairement: Sc* abbaissant d’vn , ou deux tours de ía viz 6 7,011 autant qu'il fera neceílairepour voir parfaitement l’extrémité de cet objet, puis l’arrestant en cette posi-ton , par le moyen des deux mesmes viz l,M; l'on portera la pointe de l’indexfur cette extrémité de l’objet, pour achever entierement de le dessiner : quoyr^ait, desserrant les viz l, m , 6c resserrant au contraire la viz 6 7 , du mouve-ment vertical, pour remonter le plan perpendiculairement, comme ilestoit.
premier aspect estant tout dessiné, l’on en fera reveuë exacte, pour recon-fioistre si rien n'a échappé 5 devant que de changer la situation horizontale d u.Plan. Et enfin desserrant toutes les viz du mouvement horizontal q^r ,parArriéré la base, "Sc g,^, par le devant : l’on tournera maintenant horizontale-ment le plan, en sorte neantmoins ,qu’il paroisse toujours encore par l’Ocu-*aire, quelque chose de l’extrémité du dernier objet , de l’aspect précédent jPour servir comme de rapport, à ce suivant, Sc de conduite en ía continua-tion.
L’instrument estant donc bien situé, pour dessiner ce second aspect ; l’on ser-|" er a toutes les viz horizontales, pour l’arrester stable ; Sc d’abord l’on porteraa pointe de l’index, fur l’extrémité opposée de l’horizon, ou du diamètre ho-ri Zontal, de la superficie du verre de l’oeil, comme en lapremiere observation:c ela servira à deux fins, premierement, pour connoistre s’il y a encore assezpapier étendu furie plan, pour contenir entierement ce second aspect ; carp l’index estant posé sur cette extrémité de l’horizon, le crayon touche encoreI e papier, il y en aura suffisamment : mais s’il ne le touche plus,n’y en ayant pasa ssez } si y faudra pourvoir , devant que de passer outre. Secondement pourmarquer un point fur le plan , pour y continuer la ligne horizontale. Cequ’e-mmt fait, l’on marquera de mesime qu’enl’aspect précédent, premierement de8 r ° S , en gros,les lieux des objets principaux, de celuy-cy $ duquel en fuite Tortrera les observations plus particulières, en la mesme maniéré exposée. Et ce se-cond aspect dessiné, l’on dressera de mesme l’Oculaire fur un autre continu.- ce*stie l'on réitérera successivement, autant de fois qu’il fera nécessaire, pour ac-complir le dessein, que l’on se sera proposé. Tout le reste que l’on pourrait é-* en dre en un plus long discours, estant tres-intelligiblement contenu en cesommaire n’enpouvant estre qu’une réitération qui seroit ennuyeuse, je
ne l’amplifiepas davantage: remarquant seulement en général,de ce quej’ayP remis, que
Toutes les personnes curieuses, qui se delectent en la positive, de toutes lesP a fties des Mathématiques, qui demandent quelque observation, par Topera»
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