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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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1JX LA DIOPTR 1 QVE OCVLAIRE,

tion dela faculté visive ; comme les Astronomes, les Geometres, les Géogra-phes , les Hydrographes, les Peintres, Lee. Mais singulièrement les Ingénieurs;que le devoir de leurs charges, oblige souvent dans les armées, d’exposer leursvies au péril, pour reconnoistre les places assiégées , ont icy particulièrement,( outre l’usage de cet instrument,commun à tous les autres que j’ay spécifiez ;)un facile moyen de satisfaire à ce devoir : de reconnoistre, dessiner, Lc contreti-rer proportionnellement, exactement , Lc seurement, tous les dehors des pla-ces, fans encourir aucun péril. Déplus les utiìitez que les Peintres, & généra-lement tous ceux qui usent du dessein , peuvent tirer de su sage de cet instru-ment, à dessiner, Lc à contretirer proportionnellement, Lc au naturel, toutessortes d’objets ; peu, ou médiocrement éloignez : comme de io.ro. 40. 50. otf100. pas, 6c c. exposez , ou élevez en quelconque maniéré, sur shorizon ; m'o-bligent de leur en faciliter encore le moyen , par savis que je leur donne icy:qu’ils peuvent tres-utilement diminuer la proportion , qu’ont les verres del’œil, del’Oculaire duquel ils se doivent servir , à leur verre objectif : pour laraison que j’ay déduite , au Chapitre 1. dela Section 1. de cette 3. Partie. Casencore qu’en cette maniéré, cet Oculaire n’augmente pas tant l’image de l’ob-jet, qu’un autre, auquel les verres seroient en plus grande proportion ; ses ré-fractions estants neantmoins plus modérées, il exprimera aussi ( tout le rest ffpareil J toutes les parties, jusques aux moindres de fa figure 5 6c les terminerabeaucoup plus nettement, 6c vivement. Et ce défaut d’augmentation de ses'pece,luy pourramesmeestrefacilement suppléé, par son accommodement*proportionné à la moindre distance, ( supposée ) de l’objet, que son veut cost-tretirer : comme j’ay démontré, 6C enseigné en la Section 7. seconde Partie,Propositions 41. 42. Lee.

En troisième lieu, l’on peut reconnoistre, 6c démontrer positivement, parlemoyen de cet instrument, de combien les Oculaires Dioptriques, comparezensemble, augmentent, ou diminuent l’objet 5 plus, ou moins, les uns, que se sautres ; bien plus exactement, que par la comparaison, que nous avons faite estla 62. Proposition, de l’apparence de i’objet veu par l’Oculaire, 6c hors de sé-culaire , en un mesine temps • car estant toute interieure, 6c demeurant au seuljugement del’imagination,qui n’en produit,ny laisse rien au dehors 5 il ne dostU6aucune preuve,ny certitude horsdesaspectactuel, desestimation qu’elleen^faite. Ce qui est neantmoins tres. désiré. Or par cette nouvelle maniéré, con-tretirant seulement la longueur d’une simple, 6emesme ligne droite, de quel-conque objet,par tel nombre que son voudra de différents Oculaires, successi-vement appliquez , au plan de cette machine ; si son conféré en suite effectifment,les differentes longueurs, qui en ont esté tracées fur Je plan ; l’on démon-trera positivement, réellement, 6c avec certitude ; de combien chacun de cesOculaires, represente cette mesme ligne plus, ou moins grande, comparé au*autres. Et pour ne parler encore icy , des usages singuliers de cet instrument,qui concernent les objets du Ciel, que je traiteray en leur lieu : j’en pourroJSdonner quantité d’autres, touchant ceux de la terre : mais cela, estant Ja ma-tière d’un ample volume, aussi délectable , qu’utile ; ( de faire voir par cettemaniéré , une Geographometrie pratique, d’une nouvelle institution, exem-pte de beaucoup des difficultez, que la maniéré commune, ne sçauroit évites;)& demandant plus de loisir, pour en écrire ; que je n’en ay présentement, j’ eîlremets volontiers le dessein , attendant de reconnoistre par l’accueil que cetteproposition recevra des Curieux ; de satisfaire,au désir qu’ils en témoigneront»