TROISIEME PARTIE. rfz
en cette maniéré, il fera préparé pour Pobservation des Astres.
L’on remarqueraneantmoins, que si les réglés, ou limandes de cet âppuy,•qui font fort minces, 6c longues, faiíbient pour cette cause, quelque vibra-tion j non sur leur épaiílèur, qui n’en peut cstre facilement susceptible, ( carplus elles font minces, plus elles font roides posées en ce sens ; 6c conséquem-ment exemptes de vibration verticale j ) mais fur leur largeur, ou fur le mouve-ment horizontal : pour les roidir fur ce sens, 6c empefcher entierement cettevibration. Devant que de poser les chevalets fur cet appuy, l'on y appliqueraune longue réglé, faite de deux réglés, ou davantage, bout, à bout ; mais lesplus longues qu'il se pourra, ( pour n’y multiplier leurs jointuresJ de largeurde trois pouces environ , & de la moindre épaiílèur possible ; comme de trois,ou quatre lignes au plus. Ces réglés, assemblées en une, de longueur suffisan-te , feront appliquées, 6c fermement arrestées , fur toute la longueur des li-mandes de l'appuy ; tant par les tenons des chevalets , ( qui pourront estre deJeton, & qui les traverseront, pour estre emmortaisez dans leur épaiílèur, 5cbien goupillez toutau travers ; ) comme encore, par quelques viz â testes per-dues, espacées entre les chevalets. Ces réglés bien posées, roidiront telle-ment ce support, que le retenant ferme, 6c droit } il n’aura pas la moindre vi-bration , ny verticale, ny horizontale.
Voila la construction du support, representé en cette figure, pour servirauxOculaires de longueurs plus ordinaires. Mais ayant pris plaisir, de rechercher■curieusement les moyens, de travailler les verres, qui fervent à faire les pluslongs Oculaires ; comme je fer ay voir dans la Mechanique suivante : je donneencore volontiers icy, celuy de les monter tres-legerement 5 5c de s’en servir a-vec lamesme facilité, 6cseureté, que des précédents.