i 7 4 LA DIOPTRIC^VE OCVLAIRE,
tr& k/L- v vt VÍ iyï ÏS& c^C-
CHAPITRE II.
Conftntciion de îappuy , pour accommoder les plus longs Oculaires .Dioptriqu.es , tres facilement à ïusage ; pour les Objèmations
du Ci el.
Es merveilleuses découvertes, que nostre siecle afait au Ciel,parie moyen des Oculaires de longueurs moyennes, ou plusordinaires ; Sc leur effet en ce sujet comparé à celuy des moin-dres , ou de longueurs inferieures -, ont donné lieu aux doctescurieux , d’inferer, que plus les Oculaires potirroient estrelongs, ( toutes choies pareilles, ) plus l'on en pourroit décou-vrir de nouvelles apparences au Ciel : ['observation desquellessurpasse de mesme la capacité de l’effet des moyens, Sc plus ordinaires ; com-me l’effet de ces moyens, celuy des moindres; dans lameíme proportion deleurs longueurs respectives. Mais comme il y a tres-grande difficulté á réus-sir excellemment, au travail des verres de ces plus longs Oculaires ; il n’y en &pas moins à proportion, â les rendre d'u sage commode, Sc facile, pour en ti-rer les militer, Sc les avantages que l'on s’en est promis -, par le défaut demoyens, propres pour les y adapter : j'en fais voir un, en la figure suivante»autant commode, Sc facile en l’usage ; qu’il est encore simple en sa structu-re. L’on y voit un fort long Oculaire, tres-legerement monté ; Sc qui par unedouce conduite , de la feule main de l’observateur, y reçoit tous les mouvemen*horizontaux, Sc. verticaux nécessaires ; pouvant estre en chacun de ces mouve-mens abaissé, & élevé solon l’exigence, avec la meíme facilité. J’expliqueen peu de mots fa construction ; d’autant, que ce qui y pourroit requérir uneplus ample expression , y peut estre tres-abondamment íûppleé par les doct eS >Sc intelligents, ausquels seuls je la donne.
Tab. 33 Ce support, est fait icy de trois longues réglés seulement a b , b c , c d. Onles peut multiplier tant que l’on voudra, toujours neantmoins de nombre im-pair, pour plus grande commodité : Scies plus longues qu’il fera possible, pontne multiplier leurs jointures. Elles font de bois de chesne de fil, & íàns nœuds jpour estre plus fort, Sc moins sujet à se dejetter, Sc gauchir. Celle de ces ré-glés qui porte le centre, Sc l’axe du mouvement, doit estre plus forte que le sautres, rantd’épaisseur, que de largeur ; spécialement à ? endroit du centre :cest-pourquoyestants toutes tirées bout, à bout, en allignement parfaite-ment droit, fur leur épaisseur superieure, Sc couppées {au respect del'allign^ment de ce mesme costé, )à l’équerre , par leurs extrémitez ; celle quile centre du mouvement, aura un pouce d’épaiíleur , jusques à demy pied en-viron , de chaque costé, de l’endroit où l’on y veut placer le centre : le rest edes deux costez fera en allignement avec les réglés qui font jointes à celle da*Celle de l’extrémité vers l’ceil, aura trois quarts de pouces, en fa partie im e -rieure. Lépaisseur entre-moyenne de ces réglés, se trouvera par l’allignemen 1 -de l’une, à l’autre de ces deux épaisseurs spécifiées -, avenir d’un pouce, à trotsquarts de pouce, contre l’ceil. Demesme, l’épaisseur de l’extremiré superien-re, de la derniere réglé de cet appuy , estant seulement d’un tiers de pouce »l’on aural’épaisseur entre-moyenne , par i’ailignement à venir d’un pouce» *