la capaci-té , de labase del'OcuhireDiopcri-quc.
Desnuerles corpsdas Astfestrop bril-lants , deréelat de
leur lu-mière jpour ob-server fa-cilementleur cou-leur, &leur gran-deur.
184 LA DIOPTRIQJE OC V L AIRE,
Ciel ; il faut exactement connoistre le diamètre, ou k capacité de la base, deson cône optique. O11 le peut connoistre en diverses maniérés, mais fansuser d’aucune opération arithmétique, on le connoist aisement, & prom-
{ item en t, en quelconque Oculaire 5 observant deux Estoiles fixes, connues,es plus distantes que f Oculaire pourra faire voir ensemble , d’un seul as-pect 5 sur les extremitez opposées, de la circonférence de son objectif. Carconnoiísaut en suitte par les tables des Estoiles fixes , la distance de ces deuxEstoiles, en degrez Le minutes : l'on connoistra en conséquence, le diamè-tre de Touverture du verre objectif , ou ( qui est le mesme ) de la base du cônevisuel de l'Oculaire : Donc aussi sa circonférence , Le capacité. Et par cemoyen , sans autre instrument que F Oculaire mesme , l'on pourra aisemencjuger des distances des autres Astres , par leur feule inspection, selon la par-tie quais comprendront du diamètre connu, de l’ouverture de cet Oculaire;comme sa moitié , son quart, ou bien s’il est double, ou triple, Lee.
L’Oculaire duquel on sc sert,pour l’observation des Astres * ne doit estre com~posé que de deux verres seulement : afin qu’il n’augmente les réfractions, Lc e«faste le moins qu’il se pourra.
Pour observer exactement la vrayeforme, couleur, & grandeur, du Dis-que, ou corps, tant des Planètes, ( â l’exclufion de la Lune, ) que des Estoilesfixes ; il les faut desnuer du brillant de leur lumière : ce qui se fera érrecissanCl'ouverture du verre objectif del’Ocukire, à Ja largeur d'environ 3. ou 4. li-ignes de diamètre, feulement : suivant neantmoins en cela, ce que l’experien-:ce enseignera mieux que les paroles. L’on doit a cet effet avoir préparé plu-sieurs cartons, de k mefine grandeur du verre objectif, Lc rondement percerde divers diamètres , pour s’en servir ; Lc les changer selon l’exigence.
Pour faciliter l'usage des longs Oculaires , que nous avons montez au Cha-pitre précédents il est expédient , d’y en joindre un second , de médiocre son*gueur, bien parallèlement par dessus -, comme de 4. ou y. pieds de long seule-ment. Afin de trouver premierement avec ce moindre s i'objet que l’on veuCobserver 5 Lc par son moyen, y diriger plus facilement le grand Oculaire, n’é-tant pas aisé de l’y diriger autrement, si ce n’est par des pinnules, élevées sotses extremitez : mais ce moyen , est beaucoup moins expeditif, & facile, quSle premier.