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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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TROISIEME PARTIE.

CHAPITRE V.

Seconde maniéré d'observer les obiers du Ciel , par le moyen de t OculaireDioptricjue-, recevant leurs efpeces fur un pian , dans une cham-

bre obscure .

Ncore qu’expliquant la vision simple, j’aye fait voir en la Se-ction troisième de la premiere Partie de ce Livre ; que l'onpeutau moyen d’un simple verre convexe spherique, appliquéà une petitp ouverture d’un lieu obscur, representer sur unplan ; quelques objets peu éloignez 3 Sc suffisamment éclairezpour cet effet. L’ex’perience, fait neantmoins voir, que lesobjets de la terre, font moins éclairez qu’il n’est requis 5 pour

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envoyer des efpeces tellement fortes, qu’elles puissent assez vivement dépein-dre en cette maniéré fur le plan , la figure de leur objet, un peu éloigné ; âpresavoir su b y toutes les réfractions, qu’elles doivent necessairement souffrir, en laPénétration des verres de l’Oculaire Dioptrique : mesmes le plus simple, ou lewoins composé. Et la mesme expérience fait aussi voir , qu'encore, que lesobjets du Ciel, soient tous lumineux 3 tous neantmoins, n’envoyent pas mes-we des efpeces suffisamment fortes , pour résister de telle forte, à l'effort des^fractions, que leur font les verres de l'Oculaire , en leur pénétration : q u el-les se trouvent encore âpres cela, assez vigoureuses, pour exprimer fur un sem-blable plan i dans ce lieu obscur , la représentation sincere de leur objet 3 quiest l’Aítre qui les envoye. Surquoy il est à remarquer, qu’aucun de ceux quíVisent de lumière empruntée, n’en a suffisamment, pour produire cet effet:

qu’entre ceux là mesmes,. qui luisent de leur propre lumière, aucun n’a cet -íe faculté, que le Soleil. Où l’on doit neantmoins aussi considérer, que si lesb-stoiles fixes ( nonobstant qu’elles luisent de leur propre lumière) ne le peu-vent faire ; c’est à divers respect , à sçavoir pour la distance presque immense,de leur sphere ; par laquelle , leurs efpeces font affaiblies, de mesme que lagrandeur de leurs corps, nous paroist tres-diminuëe. Mais ceux qui ne lui- -fent que de lumière empruntée, comme font toutes les autres Planètes, qui laïe Çoìvent du Soleil, Sc qui font beaucoup plus proches de la terre, que les E-tQ iles fixes : c’est par la nature de leur lumière ,, laquelle n’estant que seconde ,

Hc reflexe ì est naturellement trop foible, pour cet effet. Il reste donc en con-b e quenceque cette seconde maniéré, d’user de l'Oculaire Dioptrique en re-levant l'espece dans un lieu obscur , soit privativement propreau Soleil : c’est* dire, pour observer ses Eclipses v Sc ses Macules. J’en fais voir un moyen sa-isie, en la présenté figure j en laquelle, d’autant que le sujet exige de repre-Euter Ja Machine que j’y ay dressée pour cet usage, dans l’obscurité, d’unec hambre clause de toutes parts -, 6c conséquemment, dans un ombre continu,

Huila rendroit peut-estre moins reconnoissable, à ceux qui ne font pas praticsdans le Dessein : pour leur suppléer mesine en plus grand volume , ce qu’ils yP°urroient desirer, Sc leur en donner plus facile intelligence 3 je leur donne T^ ABEncore séparément, la figure de cette meíme Machine, plus évidente y avec ^ ^

détail des pieces, qui entrent en sa construction.

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