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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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288 LA DIOPTRÏQVE OCVLAÏR.E,

T droit, sur sa réglé : l’on y appliquera une fueille de papier, ou un carton blancAB -34 dessus, 8c âpres avoir dirigé l’O cul aire âu Soleil, l’on verra si le cercle, ou labase de son cône lumineux, qui paroist sur le papier du plan , est suffisammentgrand, bien éclairé , 6c nettement terminé en sa circonférence. Et si quel-qu’une de ces circonstances luy manque, l’on y remédiera , en approchant, ouen éloignant le plan, toûjours parallèlement aux verres de l’Ocuiaire j lequelestant bien situé, & fermement arresté de íà viz , l’on marquera trois pointsen fa circonférence lumineuse , bien exactement 5 pour en trouver le centre,8c en décrire le cercle, avec le compas, 6c l’encre : 6c l'on en marquera tant' que l'on voudra d’autres intérieurs , pour servir , soit aux observations desEclipses, ou à celles des macules du Soleil. L'on plantera en fuite , une ai-guille, ou un style ,bien droit dans le centre de ces cercles, 6c exactement per-pendiculaire au plan. Ce style servira à connoistre, par un mesme moyen, sile plan est justement parallèle ; comme ildoitestre, aux verres de l’Ocuiaire :car ayant fermé toutes les fenestres de la chambre, l’on observera si ce styl ejette son ombre de costé sur le plan, ou s’il n’en paroist point du tout } s’il lsjette de costé, c’est l’indice certain, que le plan n’est pas parallèle, mais in-cliné j du costé que paroist son ombre : mais s’il ne jette point d’ombre, l'ondoit estre asseuré, que le plan est alors exactement parallèle, aux verres de sO-°culaire : 6c qu’il refond son ombre, en elle-mesme, précisément au pied du sty-le , dans le centre du cercle. D’autant, que le style se trouve exactement dansl’axe, du cône de la lumière, 6c consequemment, qu’il est perpendiculaire aux;verres de l’Oculaire, comme il l’estauffi ,au plan. Mais estant perpendicu-laire aux verres, ÔC au plan ils font aussi réciproquement parallèles. L’on re-marquera enfin, que si en observant les macules , ou quelque Eclipse du So-leil, sur le plan dans la chambre obscure , au moyen de l’Ocuiaire Dioptrí-que j l’on doutoit de quelque fausse apparence, causée par quelque défaut dsl’Ocuiaire ; on la discernera facilement, en tournant seulement le tuyau dSl’Ocuiaire ,1e dessus, deíïbus : car sil’apparence est fàusie , elle tournera demesme, suivant la situation, 6c le mouvement de l’Oculaire • 6c changera desituation sur le,plan : mais si l’apparence est vraye , elle demeurera toûjoursstable, en fa premiere situation, nonobstant quelconque mouvement de l’O-culaire.

Voila sommairement, les deux maniérés d’user de l’OcuiaireDioptrique»pourl’observation des objets du Ciel. J’en feray voir quelque chose depffi 5particulier, lors que pour satisfaire á ce que j’ay fait efperer en l'Introductiohde cette9. Section, j’auray plus spécialement exposé cette matière en la Se-ction suivante.

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