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L A
DIOPTRIQVE
O C V L A I R E
TROISIEME PARTIE-
SECTION X
Nous traiterons en cette Section , des nouveaux Phenomenes^découverts au Ciel, au sujet des Planètes ; par le moyen de l'O-culaire Dioptrique.
INTRODVCTION-
86S9B
’ U S A G E de l'Oculaire Dioptrique , ayant fait voirà nostre siée le , que presque toutes ies Opinions de l’an-tiquité fur Jes apparences du Ciel ; ne font que dessimples conjectures ;6c souvent mefmes , tres-éloi-gnées de la vérité. Sans m’arrester à les déduire , jelaisse au Lecteur Curieux , de les voir chez les Auteurs,qui les ont recueillies ; spécialement, chez Plutarque *au Livre , qu’il a pour cet effet intitulé : De Plaatis
- Philofophorum. Mais pour faire voir, quelle est futilité
^ sujet que je traite, dans ce Livre : je rapporteray en peu de mots, ce qu’ona depuis peu découvert de nouveau dans le Ciel, parle moyen de l’Oculairedioptrique. Et préférant l’ordre de la Méthode, qui veut que l'on commen-Ce par les choses les plus sensibles, à Tordre de la situation qui est entre les Pla.^ e tes ; je commenceray par la Lune ; non seulement, parce que de toutes lesPlanètes,elle est la plus proche de la Terre, & que la grandeur de son Disquee st plus proportionnée à nostre distance; mais encore, parce que fa lumièreEst plus douce, 6c plus modérée, que celle des autres Planètes. Car elle se rendPstis supportable à nos yeux : & nous permet d'y observer une tres-agreableVariété d’apparences , qui ne serviront pas peu y à diíposer les esprits curieux
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