Buch 
La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
Entstehung
Seite
293
JPEG-Download
 

T R OIS I'E ME PARTIE.

29Z

CHAPITRE II.De la lumière , de la Lune,

O v s avons montré au précédent Chapitre, que la Lune n*aaucune lumière propre } & qu’elle ne luit, que de celle , qu’el-le reçoit du Soleil. Et nous expliquons icy,les trois manié-rés , que nous y avons insinuées 5 par lesquelles, elle reçoit lalumière du Soleil. La premiere, & principale, est la directe.

Cette lumière, est nommée directe, d’autant, que le Soleilla Lune, estants toujours dans un mesine milieu, qui est laïegion Planétaire , toute d’une substance elementaire, tres pure , & entiere-ment homogène ; qui ne peut ny réfléchir, ny rompre , les rayons, que le So-leil luyenvoye: par conséquent, elle les reçoit toujours de nécessité, tres-di-rectement.

Le Soleil, illumine donc toûjours, plus de la moitié, du globe de la Lune ; iaJum .

I comme estant un moindre corps, ) de cette lumière directe. Et c’est au res- directe dTpect de cette lumière, diversement receuë sur le globe de la Lune, que sc for- $ ol «i. lurment ces Phases ,ou mutations merveilleuses, que nous y observons } tant en à-Ue'son augmentation , qu en fa diminution de lumière. Son hemisphere visible, quinouînous parodiant ( à proportion,qu’elle s’approche , ou s’éloigne du Soleil 5 Jtantost en croiflant, tantost demy lumineux, en fuite plus que demy, puis en- r„ phasesfinentierement éclairé : ces meímes apparences, s’y faiíantsvoir deux sois; s “ r so ‘ l<lans le temps périodique, de son mouvement menstrual. Ces Phases, sont sept S ° e *en nombre, differentes de temps ; mais seulement quatre, différentes déformé,

°u figure. Car celles d’apres la pleine Lune, font semblables â celles qui la pré-cédent ; & qui en font également distantes : la Lune diminuant en fuite de lu-mière, à mesure qu’elle s’approche du Soleil 5 parles mesines degrez, qu’elleen avoit augmenté j s’en éloignant: jusques à revenir de mesine, premiere-ment, plus que demy lumineuse 5 puis à moitié , & enfin en décroissant, tantqu’elle soit en conjonction au Soleil; ôt privée entierement de lumière, au res-pect de la terre. Ce que represente naïvement cette figure, & que j’expíi-que succintement.

La Lune, n’ayant de lumière que du Soleil , ne la peut réfléchir que de la TAB.36partie de son globe, qui luy est exposée. C’est-pourquoy, son corps estantspherique ; nous ne pouvons rien voir de son hemisphere éclairé , lors qu’el-1e est en conjonction, comme en a, dans la présenté figure ; d’autant qu’i! est^lors entierement tourné vers le Soleil : & que celuy, qui est tourné vers la ter-re, n’a aucune lumière , qui soit perceptible à nostre veuë. Car quoy-que1 -Optique démontre, que le corps du Soleil, comme plus grand , éclaire plusque l’hemisphere de la Lune : que pour cette cause, elle deust paroistre quel-que peu éclairée sur sa circonférence, lors qu’elle est en conjonction au So-lc il ; cette lumière, n’estpas neantmoins sensible à l’œiì, ny avec l'Oculaireni esme. Mais lors qu’elle décliné du Soleil, & que tournant quelque partie p- Soleil,^e ion hemisphere éclairé , vers la terre , elle sort de la conjonction, pour com- pj^^eni( mcer ion periode : nous commençons à la voir nouvelle , comme en b , íVinis-Cr oiflanre ; & ses cornes tournées versl’Orient. Et lors, qu’eile íe trouve píierc cIe

O o iij