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TROISIE'ME PARTIE. ' 29;
■êc décroissance directement éclairée du Soleil 5 nous discernons à J’œil, le restede son Disque, éclairé d’une lumière obscure ì qui paroist mesme le jour:.d’autant plus, qu'elle est moins éclairée, de la lumière directe. Ec certe se-conde lumière , se perdant au contraire, peu, à peu, à mesure que la directe■augmente.j disparoist enfin entierement , hors le temps des quadratures : aus-;quelles, la Lune, est plus que demy lumineuse.
- Pour expliquer maintenant , la maniéré, en laquelle la Lune, reçoit du ^.Soleil, cette seconde lumière ; il est aisé de concevoir , que comme le Soleil £ Lu^ 7 st«claire continuellement la terre, luy en voyant à cet effet , les rayons de fa lu- éclairéemiere; la terre réciproquement, les restéchit continuellement, vers la région ^unese 1 * ’du Ciel, où íe retrouve le Soleil. D’où vient, que la Lune nouvelle, qui fort condc iu-,dela conjonction, & la Lune vieille, qui y va , se trouvant lors, en la mesme “‘‘"j oupartie du Ciel, avec le Soleil ; elle y participe de cette mesme réflexion, que Jon.la terre y envoye., des rayons du Soleil 5 ôt mesme ,d’au tant plus, que la Lunedans ces deux temps, se trouve plus proche du Soleil. Et voila, la maniéré , enlaquelle la Lune est obscurément éclairée , par cette réflexion ; comme nous3 a voyons, en la partie de ía superficie, qui n'est pas directement illuminée,du Soleil. Tout de mesme, que nous voyons que la terre est illuminée , dela lumière du Soleil, que la Lune luy réfléchit ; du costé , qu’elle n’est pas di-rectement éclairée du Soleil. Carie corps de la terre , qui n’est pas moins o-paque, que celuy de la Lune ; ny fa superficie, moins irreguliere , ôe inégale;doit par raison réciproque , réfléchir de mesme les rayons du Soleil, vers laï-une ; comme la Lune, les réfléchit, vers la terre : la distance, y estant égale.
£t encore, que la terre ne réfléchisse vers le Soleil, qu’une partie des rayonsqu’elle en reçoit; cette partie estneantmoins suffisante, pour produire cettefoible lumière, sur la Lune, qui en est proche : de mesme, que celle que la Lu-ve, réfléchit des rayons du Soleil ; est suffisante, pour produire sur la terre, saWiiere .» qui nous y paroistroit ( fans doute ) également foible, st nous lá^oyions de la distance de la Lune ; comme nous voyons, celle que la terre ré-fléchit fur la Lune ; de fa distance de la terre.
Et c’est encore un argument certain, Que cette lumière que nous voyonsjdors, fur le Disque obscur de la Lune, s'y produit en la maniéré expliquée, parréflexion de la terre -.( ce que nous expérimentons à l’œil,) qu’elle s’affoiblit,d’autant plus; que la Lune, s’éloigne de la région du Ciel , où la terre réflé-chit ses rayons, qu’elle reçoit du Soleil. Car elle en doit toujours d’autantÍUoins recevoir, que par cet éloignement, elle s’approche davantage, de sonApposition au Soleil ; où estant pleine de sa lumière directe, elle n’est plus capa*.hie i d’en recevoir de reflexe. -
La troisième espece de lumière , que nous avons dit, que la Lune, reçoitdu Soleil ; est celle, qui nous paroist seulement, dans le temps de son éclipse ;
P^rla réfraction que l’air plus dense, de l’Athmosphere rempíy de vapeurs, Sc’sui environne la terre ; fait des rayons du Soleil, qui la pénétrent. J’enfais ladémonstration évidente, par céttè figure. TAB.40
. Soie le Soleil a , la terre b, environnée de l’Athmosphere ldm, la Lune k , %• ». ** es rayons extrêmes du Soleil qui terminent le cône de l’ombre de la terre f h, CommeI> tG H;lors que le Soleil illumine la moitié du globe de la terre n op, ilillumL la Lune, esthe' pareillement, & au mesme temps, la moitié lgdem , de l'Athmosphe- j clîi l; ét j ci]re qui l’environne. Or Elisant le cône de l’ombre de la terre p h n , en sa partie àn/ " *opposée-, il est certain, que ce cône d’ombre, estant causé par i’opacité de la troisièmeler re ; l’ombre en doit estre tres-obscure : neantmoins, à cause que les rayons, oTdeK-flue se Soleil, jette dans l’Athmosphere, à l’entour de la terre } pénétrants cet fraction.