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-96 LA DIOPTRIQVE OCVLAIRE,
air denie, & vaporeus, se rompent, en s’approchant de la perpendiculaire,pskle 31. Axiome Sc consequemment, vers Taxe b h, de ce cône d’ombre l h m ,comme font jf l,g m jil s’ensuit,que ces rayons estants détournez en cette manié-ré , par la réfraction, Le entrants dans ce cône d’ombre, y portent une certainelumière, qui diminue beaucoup de son obscurité 3 non seulement à l’entourdesa superficie, mais encore la quantité de ces rayons, que la réfraction y assembletout à l’entour, le pénétrants a fiez profondément $ y cause comme un crépuscu-le, duquel la lumière se diminue continuellement, en approchant vers Taxe b h,de ce cône 5 où sombre est de beaucoup plus forte & obscure : d’autant, quspeu de ces rayons rompus y peuvent penetrer. Et voila la cause, pour la-quelle, la Lune estant en éclipsé -, y paroist obscurément éclairée. Car en-trant dans ce cône de l’ombre de la terre, elle y reçoit cette lumière sombre,que nous y remarquons, tirer sur le rouge obscur : que causent les vapeurs dSl’Athmosphere, quelle pénétré, Sc qui en font la réfraction.
CHAPITRE III.
Des Macules , ou Taches s de la Lune.
’Ocvlaire Dioptrique,nous approchanttres-notabso'ment la Lune, nous donne un tres-grand avantage , fur ton t dl’Antiquité, qui n*a pas eu ce secours pour remarquer fur foi*globe, des apparences , qui ont tant de rapport, Sc de con<for mi té, à ce que nous voyons fur celuy de la terre 5 que pl u 'sieurs Philosophes dans ce siecle, n’ont pas craint de s'avasl'cer , jusques à dire-, que le corps de la Lune , est en effet uneautre terre :6c un monde, semblable, à celuy que nous habitons. Je fais ab'straction , de leurs sentimens ; avec lesquels , le mien n’est pas conformé :mon dessein estant seulement icy , d’élever les esprits genereux, aux reconnoís-lances, de Ja Majesté suprême du Créateur : parla spéculation de ses divin?Ouvrages. C’est-pourquoy, me tenant aux termes que j'ay alléguez de i’B'criture Sainte, en í’EccIesiastique chapitre 43. fans présumer de tirer autre*conséquences, dés observations que j’en ay faites -. Memor ero operum Domin 1 ,& qu* vidi annunciabo. Suivant le conseil dumesme Ecclésiastique au chap 1 "tre 42. j’en exposeray sincèrement ( quoy-que dans les termes qui sont elVusage ) ce que j’en ay veu,assez conformément,â ce qu’en ont observé les D 0 'ctes Hevelius, Gastendi, Lee. mais par un moyen tout particulier, jusques icy,inconnu j que je feray voir en son lieu.
Je represente donc icy , deux fortes de figures, des Macules de la Luo®'Tab. 37 En la premiere, Table 37. je les fais voir furie Disque de la pleine Lune * ' oíH8, qu’estant opposée au Soleil, les ombres de ses inégaiitez, se refondants ett
elles-mesmes, ne paroissent détachées, ou séparées, les unes, des autres ;par les réflexions, qu’elles se font réciproquement, plus, ou moins fortes ; drayons du Soleil : à proportion , que pour leurs differentes inclinations , e |.les reçoivent plus, ou moins obliquement. Je donne en la seconde, T^b .38. un crayon général de ces mesmes Macules, qui les represente en unDisques autantqu’il se peut, ) comme elles sont veuës, dans les