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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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TROXSIE’ME PARTIE; 297

Phases de la Lune, depuis fa plénitude , ou opposition au Soleil, pour en fa-ciliter l’intelligence seulement. Car Tony peut remarquer , comme ]a Lune,

portent en iiut.e leurs ombres â r opposediscerner par qe moyen , 8c paroiítre ce qu’ellesíònt ; ou cavées , 6 c dépri-mées dedans : ou éminentes, 8c élevéesdeíTusson gîobe. Et d’aotant, s com- . ,me .nous avons veu , au Chapitre précédent 5 ) que Ja Lune, s éloigne, 8c s ap- s’éioigue,proche du Soleil, depuis fa conjonction, jusques à son opposition ; de mesine, & S ’ a PP ro ”& parles meímes degrez , qu’elle s'en éloigne, 8c s’en approche, depuis son s^oîclí*

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d son opposition 5 autant ( comme nous avons dit, ) qu’iì peut suffire pour

s'en former une idée generale. O'autant, que dans 1a vérité , leur lumière minière,

-augmentant , 8c diminuant continuellement • suivant que la Lune s’approche, que<*♦?“>■

ouVéloigne davantage du Soleil , dans ses diverses Phases : leur ombre auffî

par conséquent , augmente ,8c diminue continuellement. jusque» à

Pour décrire donc ícy premieremenc en général , les macules, ou taches ^‘se^ 0 *de la Lune, l’on remarquera quil y en a de deux sortes ; les unes font per-pétuelles., & les autres non , mais seulement paíîageres ; que l’on void se for-mer , puis sc refondre, 8c diíparoistre entierement. L’on remarquera aussi,que ses parties de la Lune, qui font proches de la section , ou séparation dek lumière, 8c de son ombre; patoisants toujours tresuioires , en toutes lesautres Phases ; deviennent tres-ckires, 8c lumineuses , dans supposition , oupleine Lune. Et celles-là mefme , que l’on void si lumineuses, dans la plei-ne Lune; ce senties meímes, que l’on void sc découvrir , lors que ía Lunes’éloigne du Soleil, augmentant áe lumière ; 8c qui s’ombragent, Sc obscur-cissent, lors que fa lumière diminue : se faisants d’autant plus noires , 8c téné-breuses,que la Lune , s’éloigne de supposition du Soleil 3 & au contraire ,d’autant plus claires, 6c lumineuses, qu’elle s’en approche.

Les Taches perpétuelles y de la Lune, semblent estredes parties plus éga-ies, de fa superficie-, 6c les parties lumineuses, qui les environnent ; des Emi-nences, élevées dessus. Les premieres , ont quelque rapport aux Mers, quifont fur la terre ; 6c les autres aux Montagnes, Gestes, 6c Rochers, qui lesAccompagnent. Ces mefmes Macules ,paroissent aussi estre de superficie plusbaisse, que les parties lumineuses, qui sont à 1’entour : car elles jettent leurs -°mbres dessus tres-sensiblement, comme estants fort élevées ; 6c seulementducosté, que le Soleil approche. Leurs costez opposez , font éclairez de k^efme lumière, lors quelasection de k partie ombrée de la Lune, passe par cesbkcules. Car alors elles paroissent, comme les sommets de tres hautes Monta-gnes. Ces meímes Macules perpétuelles,se peuvent discerner en k Lune crois-ante,& décroissante; nouvelle, ou vieille; quoy- qu’elle ait tres-peu de lumière,

& mefme dans son éclipse partiale; toujours neantmoins plus obscures, que tou-tes ses autres parties. O'où les Philosophes modernes conjecturent, que cejont des Mers ; les voyants demeurer constantes dans leur couleur : comme

Mers qui sont fur 1a terre, qui demeurent toujours de leur propre couleurnleuë obscure; fans varier , ny donner de lumière 5 comme fait lc reste de kterre,estant éclairée du Soleil.

Les Macules qui ne sont pas perpétuelles, paroiíïènttoûj ours fort proches,

^ es parties éclairées 3 c’est-pourquoy il est facile déjuger, quelles n’en font

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