t 9 8 LA DIOPTRIQVE OCVLAIRE,
tueiies ,de queles ombres. Elles font aussi tres-frequentes, 6c dans la section croissante,'5 à décroissante de la Lune, elles paroissent fore noires } à cause qu’en ces temps,cdies, qui le Soleil fe levant, ou se couchant , jette obliquement ses rayons, fur îes CO-ne íont Rez des Montagnes qui luy font opposées ; 6c porte leurs ombres , á l’opposi-tudi«. rpe re : ce qui fait, que la section de la partie ombrée de la Lune , est tres-inéga-le , à cause de la quantité des Montagnes, 6c des Collines , qui s'y trou-vent. L’on. void mesme , au delà de la section de la Lune, en fa partieombrée, quantité de parties lumineuses : qui paroiísent comme détachées dela Lune, 6c qui ne font autre chose que les sommets des plus hautes Monta-gnes. L’on void aussi proche de la section, mais en la partie éclairée de la Lu*Là pártie ne -, ôt spécialement vers ía région méridionale, une admirable variété , d'in*jidc^du* nombrables macules : durant, 6c proche de ses quadratures. D'autant , qu’iíDisque de y a en cette partie de son Disque, quantité de vallées, que le Soleil quín’est«sttre 6 * assez élevé, ne peut éclairer: faisant pour cette canse , les ombres moyen-ogrcabieà NCS des Montagnes, 6c des Collines, qui se trouvent interposées. Et seu-voir par vent mesme en cette section , plusieurs hautes Montagnes, se trouvants telse-aiftemps' 5 Nient disposées, qu'elles enferment une profonde vallée f le Soleil qui les é-dc ses claire , illumine en forte leurs sommets, que jettants leurs ombres en bas, íhrquîdcìcs. jâ vallée -, ôc éclairant au mesme temps , les sommets des autres Montagnesplus éloignées, il déçoit tres-agréablement la veuëj6c fait paroistre àl’oeil»comme un globe de lumière j ce qui n’est effectivement , qu’une dépression»profondément cavée dans le corps de la Lune. Et ce qui est singulièrementremarquable, est que ces ombres ne paroissent dans la pleine Lune; ny mesine,dans la Lune croissante, 6c décroisiànte, loin de la section : d’autant, que toutce que l’on void alors de la Lune, est éclairé ; 6c que tout ce qui est enfoncédans le corps de la Lune, est alors couvert, 6c caché parles parties de la Lu-ne mesine, qui font plus proches, 6c qui font ànostre respect, opposées suSoleil.
Mais l’observation des ombres, est singulièrement agréable à voir, fur &Disque de la Lune -, un,. ou deux jours, âpres la premiere quadrature : câCl’on y remarque alors, fous son milieu, certaines espaces séparées, mesme du-rant la clarté du crépuscule ; que nos Philosophes modernes, distinguant 5des autres Plan ures, s qu’ils estiment estredes Mers j ) asseurent estre des te»res comme labourables, 6c champestres. Voila succintement, ce qui con ce»neles Macules de la Lune, 6c comme je les ay exactement observées : je se 1 *abstraction, des sentimens qu’en ont les doctes Gassendi , 6c Hevelius, si ulm’ont suidé dans mes Observations.