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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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TROISIE'ME PART I Ë»

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CHAPITRE VIL

Des Macules t ou Taches , du Soleil.

’O n observe par le moyen de l’Oculaire Dioptrique, certai-nes obscuritez nébuleuses fur le Disque du Soleil 3 qui ont estéii ; ‘connuës à toute l’antiquité , privée del’uí'agede cet admi-rable instrument. Et dans le sentiment de quelques Astrono- Lesmicu-mes, ccs obscuritez n’estant autre chose , qu’une matière fuli- 1^^°"gineuse, obscure, Sc par sois assez compacte ; qui sort du corps auc ’„ n e.du Soleil, par la force de la chaleur : elles font aucunement à„c à ^à l’égard du Soleil, ce que les nues, sont au respect de nostre terre. Mais quoy- c^qif/ie»que l’on nepuiíîe exactement discerner , si elles font dans ie Soleil mefme, ou nues sont,si elles en sont distantes de quelque espace insensible 5 si l’on considéré néant- ^eîamre.Moins leur naíílance , leur défaillance , ou résolution -, leur forme, leur ac-croissement, leur diminution , leur séparation, leur conjonction, leur mou*v ement ; Sc autres accidents semblables : il est croyable, &ii y a en effet toutesles apparences, qu’elles sont dans le Soleil mefme 5 Sc fort proches de fa superfi-cie. Puisque ( comme je i’ay souvent observé ,} se trouvants proches du borddu Disque du Soleil, si l’on les regarde avec l’helioícope, lors que sortants del’hemisphere visible, elles tournent en i’autre, Sc cessent entíerement de paroi-siresur leplan dans la chambre obscure 5 l’on ne les apperçoit aucunement .«levées, ou distantes de la superficie du Soleil ,au costé de son globe , commeelles devroientparoistre.

Or ces obscuritez, ou macules, estants de densité fort inégale- paroissentpour cette cause, tres-diversement entremêlées Sc d’inégale force,(ur le Disquedu Soleil. Car il y en a qui sont plus compactes, que les autres ,Sc qui semblentUvoir quelque solidité, qui les fait paroistre fort noires : Sc l’on void parmycelles-là , quelques parties plus claires, ôcmesmes brillantes de lumière, en-tre l’obscurité des autres - que l’on croid estre des parties du corps du SoleilMefme, qui paroiílènt entre leurs parties moins continues , Sc moins deniés.

L'on void encore certaines ombres, parmy ces macules, qui ne retiennent pasUne forme, ny une grandeur constante, ny une égale transparence, furie DiC'que du Soleil. Mais qui se changent continuellement, comme des nuës, oufumées, qui seroient étendues par dessus, fort inégalement. Celles-là , sont deMoindre durée,comme elles sont aussi de moindre consistence , que les ma-cules, parmy lesquelles elles se trouvent entremêlées. Souvent aussi, elles sontfeules - Sc d’autres fois, elles se dissipent, Sc disparoissent en un moment. Il ya encore des macules qui semblent assez rares, Sc n’avoir aucune solidité ; les-quelles neantmoins , durent souvent autant que Jes plus solides : parcourantstout le Disque du Soleil. Toutes les macules du Soleil , sont d’inégales for-Mes, grandeurs; toujours de figures tres-irregulieres; Leur mouvement,qui fe fait en tournant suivant la convexité sphenque, de l’hemisphere appa-rent du Soleil ; les fait paroistre d’autant plus étroites, Sc longues, qu’elles ap-prochent des extrémitez de son Disque :Sc beaucoup plus, qu’elles ne le sonten effet j & qu’elles ne paroistroient si elles estoient veuës directement, fur