apparem-ment , la«souleurbleue quenous
voyons attciel, eílproduited u me lan-, deslumières<des étoiles.
314 LA DIOPTRIQVE OCVLAIRE,
ou constellations du Ciel j si vous considérez cette galaxie , que le vulgaífénomme via laíìea : vous verrez avec admiration , la vérité, autrefois plus heu-reusement , que solidement conjecturée , par le seul Démo cri te ; entre cousles Philosophes de l’Antiquité : que c’est une multitude innombrable, de pe-tites Etoiles, peu distantes les unes, des antres. Et vous pourrez fans doute ,inférer fans erreur que de mefmequ’avec l’ufage de l’Oculaire, nous voyonsmaintenant, qu en vérité, devant que l'on en eust la connoisiance, l’on auroicpû conjecturer, que la foibleste fie nostre veuë , n’estoit pas capable de voirtoutes les Etoiles du Ciel * 8c qu’ilnousen restoit beaucoup plus avoir , quece que nos yeux, en pouvaient alors observer. De mefme , pouvez-vousmaintenant conjecturer ,avec vérité -, de ce queTOcuIaire,tei que nous le con-struisons ; 8c feulement de moyenne longueur, nous en a pû découvrir ; qu’a-vec un bien plus excellent, 8cde longueur beaucoup excedente, nous en ver-rionsencore d’autres plus éloignées, dans les espaces Etherés : qui ne feroientpasneantmoins encore les dernieres , qui y font j 8c qui y pourroient estreveuës, avec un Oculaire de la derniere perfection , Scdejo. ou ioo. fois plusgrande longueur: ou bien de l’œil mefme, supposé approché, à une distanceconvenable , & proportionnée, pour les bien voir.
Mais enfin, le désir nous restant, plfìtost que l’efperance, de pouvoir ja-'mais faire un Oculaire si parfait ; 8c de telle longueur : qu’il pust faire voir rou-tes les plus petites Etoiles, 8cles plus éloignées, qui font au Ciel : Veu mef-me, qu’autant que nous pouvons conjecturer, des connoissances que nous a-vons exprimées j 8c que l’Oculaire, tel que nous le construisons, nous adon-nées, jusques icy: cette riche couleur d’azur, qui nous paroistau Ciel , n'estautre choie, que la confusion, du mélange des lumières, de cette innombra-ble multitude d’Etoiles, qui font dispersées dans toute l'étenduL , de la pro-fondeur immense, de la région Etherée, du firmament. Vous ferez donc fansdoute obligé, mon cher Lecteur j de conclure ; qu’avec la preuve évidente dela vérité literale, des divines paroles , que j’ay fait voir ; nous avons encore,un moyen singulièrement admirable , en l’Oculaire Dioptrique : 8c une tres-amplematiere, également agréable, de spéculer en semblable sujet ; les mer-veilles infinies du Créateur. Et de dire en vérité , 8c dans les plus humblesscntimens de nos reconnoissances , avec le Roy des Prophètes j Çali enarranf.gloriam Del , & opéra manmm ejus , mnmeiat firmamentm.
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