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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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troisième partie. ZIZ

t]ue Dieu , qui peut, cequ’il veut ; duquel le dire, cstl’effet 5 & la parole , 1 a vé-rité mefme-, qui vouloir magnifiquement fonder la foy de tous lesfidelles^ encelle d’Abraham : ne permit pas q-u’il équivoquast, fur l’intelhgence de là di-vine parole. Je croy , qu’au mefme temps qu’il luy dit ; Suspice cœlum , & numé-ro. Jiellas Jî potes-, ces paroles, suivies de l’estet , conformèrent absolument lacapacité du sens de la veuë, àl’immensité del’objet : Lc à l'idée, que Dieu enfit concevoir à Abraham, pour y appuyer fa croyance. Ayant rendu pourcet effet, íà faculté visive , réellement capable , de penetrer dans cet espaceimmense du firmament 5 pour y voir aussi réellement, au mefme temps, cetteMultitude presque infinie, des Etoiles du Ciel : â laquelle il comparoir la Po*sterité, qu’il promettoit à cet homme selon son cœur.

Maisles choses sacrées Lc divines, séparées des humaines.-J’avouë, que lapuissance visive, en l’oeil de i’homme, est naturellement trop limitée, poutvoir réellement cette immensité admirable , des Etoiles du Ciel fans parlerde l'opinion erronée du vulgaire, en ce sujet 5 de laquelle,il n’estpasicyquestion. Ec je dis que touc ce que l'antiquité( jusques á ['invention de l’O-culaire Dioptrique, ) a pû dire íur ce sujet } n’a esté que par des pures conje-ctures fans fondement solide. C’esloit une faveur réservée comme par pre-ciput, à nostre siecle, surtous ceux qui l’ont precedé : d’avoirla connoissan-ce de cette vérité, hors des conjectures -, 8c dans ['évidence. Sans doute pourCn exciter la foylanguisiante,&commeaiîbupie, en ces derniers temps ; dansles cœurs des Chrestiens. Et pour vous en donnerles preuves, mon cher Le-cteurj levez maintenant les yeux au Ciel , & âpres avoir rendu dans les plusprofonds respects, vos adorations, au divin Ouvrier de toutes ces merveilles iImaginez-vous qu’il vous dit, comme à un autre Abraham : suspice cœlum , Anumera (ìellas (t potes , Lee. Mais fans vous fier presomptueusement à vostresoi-t le veuë , servez-vous de ce donsou Ciel 5 servez.vous dís.je, d’un excellentOculaire de 12. ou 15. pieds seulement de longueur. Et remarquez par exem-ple , que la veuë simple ,n’avoit jamais observé que 7. Etoiles, dans les Pléia-des. Vous y en conterez neantmoins tres-clairement, 8c tres-distinctementjusques à 3 6.,L’œil n’a voit jamáis remarqué , que trois Etoiles, en la ceinturefi’Orion,êcsix en son épée-, vous y en verrez outre ces 9. jusques à 80. autres. Si^ous regardez, celle que l’on nommoit nébuleuse , en la teste d’Orion ; vousremarquerez en celle-là seule, jusques á 21. Et si vous regardez I’Ecoile né-buleuse de la crèche , dans la constellation du Cancer : vous y en verrez plusste quarante, ensemble ; qui ne pasibient à la veuë simple, que pour une seule.

Tous les Astronomes, tant anciens, que modernes, devant la connoifiance Etoilesl’O culaire -, n’avoient jamais remarqué au Ciel, que mille 8c vingt-deux f e f ulea sEtoiles ; qu’ilsavoient distribuées, en 48. Asteriímes, ou figures celestes ; 8c en poàc° m ''6.différences de grandeurs : c’est-â-sçàvoir , 15. de la premiere ; 4^. de la se. ^unemui-c onde-, 208.de la troisième j 474.de la quatrième 5 217. de la cinquième; 8c peutes d *49. de la sixième. Ilsencontoient y. nébuleuses, & 9. obscures ; le tout mon- Etoiles.*ant seulement à leur nombre, de 1022. Neantmoins(pour me servir de l’exem.

Pse premier, en preuve de la vérité que j'expose : ) vous ferez surpris d’écon- dbinent, mon cher Lecteur : si je vous dis , âpres les principaux Astrono- dans lade nostre temps,( qui l’ont observé: ) que l’on remarque avec l’OcuIaire,plus grand nombre d'Etoiles, dans la seule constellation d’Orion ; que tous d-oà"es Astronomes, fans l’usage de l’OcuIaire, n’en avoient auparavant remar- qui r 1 ,’ jntiístué dans touc le Ciel. avói^ob*

Que si âpres la reconnoissance de ces veritez, que vous pouvez donner avec scrvé cnsingulière satisfaction, ávostre curiosité,par vostrepropre expérience: cid.*v ° us raisonnez de mefme , par proportion, au respect des autres Asteriímes,

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