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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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Connoi-ftreîa grádeur, & 1couleurdes corpsdes Etoi”les fixes.

'Comètescorps lu*,mineux,créez avecles Astresdés le có-mencemëtdu mon-de.' an”cienneopinion.

L'on peut

voir unecomèteavec l’Oculai re,âpresqu’elle acessé deparoistre

á l’œil.

zt6 LA DIOPTRIQVE OCVLAIRE,

voiden cette maniéré, par le moyen de l’Oculaire Dioptrique , par exemple j- que l’Etoile fixe, que l’on nomme l’œil du Taureau, a ion corps de moin-a dre diamètre, que celle de l’Arcture. Et celle du cœur du Lyon , encore de, moindre diamètre-, que celle de l’œil du Taureau , Lee. L’on connoistdemes-me , qu’il y a des Etoiles fixes, qui paroi fient plus grandes à l’œil simple, quedes P lanetes : 6c par exemple, que le grand chien , paroist en effet à l’œil ; plus<rrand, que Jupiter. Mais si l’on les regarde l’un , 6c l'autre , dénuez de leursrayons, par l’Oculaire ,; l’on trouvera que c’estune fausse apparence : Le qu’eneffet, 1 e corps de Jupiter, est de plus grand diamètre ; queceluy de l’Etoile d»grand chien, Lee.

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CHAPITRE III.Des Comètes .

'Opinion n’est pas nouvelle, mais renouvellée feulement ; pre-mierement , que les Comètes, ne font pas des nouvelles produ-ctions , formées dans le temps qu’elles nous paroissent ; mais que cefont des corps lumineux, créez comme les autres qui font àu Ciel ;dés le commencement du monde. Et que ce qui fait, que nous ne les voyonspas si frequemment ; c’est, que parleur mouvement, ( qui est périodique ; ) el-: les décrivent un tr es-grand cercle.- qu’elles font aussi par conséquent, untres-Iong-temps ,à parcourir. Ne fe pouvants pour cette cause produire à nostreveuë ; que lors, qu’estants presque périgées ; elles Rapprochent de la partieinferieure de ce grand cercle, plus voisine de la terre. Et secondement, qu’iln’y a qu’un certain nombre de Comètes, Le que ce sont toûjours les m cimes,qui nous paroissent alternativement ; en plus , ou moins de temps : suivantla différence des periodes inégaux de leurs mouvements.

Pour moy , je diray ingénument, que cette opinion différé de mon senti-ment. Mais íans i’impreuver neantmoinsje fais abstraction, de ce ,en quoy,elle s’éloigne des principes de la Physique : soit touchant la production desComètes ; soit touchant leur résolution. Et supposant simplement , qu’il soitvray , qu’une C orne te ne se résout pas, lors qu’elle ceffe de nous paroistre ;mais seulement, que par la continuation de son mouvement , elle s’éíeveversl’apogée de son grand cercle-, 6c qu’ ainsi , elle fe dérobe imperceptiblementânostreveuë;{ la faculté de laquelle estant limitée, n’en reçoit plus les espè-ces dans un si grand éloignement, ) je dis qu’alors , nostre veuë défaillant,nous pouvons luy suppléer par l’Oculaire Dioptrique : car de mefme, qu’ilnous fait voir dans des endroits du Ciel, des Etoiles, où nostre veuë n’en ap-perçoit aucunement ; ( comme j’ay remarqué au précédent Chapitre, avecî’experience universelle de tous les Astronomes modernes : ) Le qu’avec unplus long Oculaire d’égale bonté -, nous en pouvons voir d’autres p que nousne verrions pas avec un de moindre longueur. De mefme , Le par consé-quent ; lors que nostre veuë , cesse de voir une Comete , nous la pourronsencore voir, avec un Oculaire de dix, ou quinze pieds de longueur : Le lot*que nous désistons de la voir avec cet Oculaire; notls la pouvons encore volt,avec un autre de 40 . ou 50 . pieds de longueur. Et j’aurois souhaitté estte