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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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TROISIEME PARTIE. zi?

en lieu fixe, Sc commode, pour en Faire les expériences j lors que celles des an-nées 1664 Sc 1 66y. disparurent. Le docte Hevelius in MamiJJa Prodromì co- Voif uvíetici) dic en avoir fait quelque observation , qui ne fait neantmoins rien, en co me cefaveur de cette opinion - f qui u’est pas la sienne , car dit- ii ,au lieu allégué ; ° cu "’

i-omet a , fanteorpora caduca , & temporanea , alteratìonìbm , gr mutatiombus ma- q u'elle axime obnoxìa , pag. 182. & pag. 183. non externa , dit-il , nec pcriodicas révolu- ccfíé ^ e ^tioneshabentia , Sec. ) Orles Comètes, dans Topinion commune, ne se refol- 1-^4 [1*vants pas en un instant ; mais successivement, Sc avec le temps ; en la maniéré P r °uvequ’elles se sont formées : quoy-que leur feu se diminue , comme leur corps, dîtVdcsoapeu, à peu ; Sc que pour cette cause, elles cessent de paroistre á l’œil simple rien corps,n’empéche neantmoins,tandis qu’il leur reste quelque forte de lumière, qu’ellesne puissent tres-bien estre veuës, par l’Oculaire. Et mesine , cessants de paroi-stre, avec un Oculaire par exemple de dix pieds 5 elles pourroient encore estreveuës, avec un Oculaire de 2.0. ou 30. pieds de longueur ; auquel l’on auroitàcet effet, ijn peu diminué la proportion des verres, pour estre plus clair. Maisl’on ne pourroit pas tirer de cette apparence, des certitudes , pour reconnoi-stre, ny déterminer absolument : si la Comete cesseroit de paroistre à cause deson éloignement, du périgée de son cercle ; plûtost , que par la résolution deson corps. L’unique preuve de cette opinion, ( quiseroitdereconnoistre uneComete sur son retour avec l’Oculaire devant qu’elle parust à l’œil simple ) nepeut donc estre esperée , que de la diligence future des Astronomes. Car les ^Modernes, Sc les récents, ayants exactement observé la route , de quelques reconnoi-*Comètes -,Sí la position du grand cercle, qu’elles ont suivy , en leur mouve- à. Lie»Rient : Sc par ces ob servations, leurs periodes. Par conséquent, ( si elles font disparois.permanentes , comme les autres corps celestes } ) l’on pourra connoistre le [ ent P/ptemps de leur retour, vers le Périgée de leur cercle. Car connoissànt íà posi- gnetnent^tion, au respect de l’Equateur j Sc consequemment, l’endroit du Ciel vers le- deiater-S[uel elles devroient premierement paroistre. Si l’on observe ce costé du Ciel, ^ ^Quelque temps devantceluy ,auquel l’on aura preyeu par le calcul, qu’elles tion de "doivent paroistre à l’œil simple : l’on pourra les découvrir ,les reconnoistre, Sc leur forps *les voir clairement avec l'Oculaire. Et voila l’unique moyen, de prouver laVérité de cette opinion.