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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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t ' TR'OISIE*ME ! PARTIE ^

Dioptrique 5 pour dessiner, 8c contretirer proportionnellement, toutes sor-: tes d’objets dela terre, Le âpres ravoir établie dans laTheorie , parla démon*ftration : j’enay donné une pratique , également certaine, Se facile. Je veuxencore faire voir en cette Section, que son utilité n’est pas limitée , aux seulsobjets dela terre : mais que comme l’Oeulaire Dioptrique , ( qui tient lieu depremiere , Se principale Partie j en l’instrument, que j’ay construit à cet ef-fet ; ) sert également, â l’obfervation des objets du Ciel, comme pour ceuxde la terre : Je parallélogramme proportionnel , qùifaíc l’autre partie princi-pale en cet instruments y estant comme la main , qui reprefente positive-ment fur le plan, tout ce que 1* Oculaire fait voir à nostre œil : ) y peut aussiégalement bien reprefenter les objets du Ciel, comme ceux de la terre. Carencore, qu’à cause de la dist'erence extrême , des éloignements de ces deuxfortes d’objets 5 cette proposition, semble tenir du paradoxe ; Pexperiencèneantinoins, ( qui est la véritable pierre de touche, de l'excellence, 8c de la va-leur des choses rares, & nouvelles, comme est, celle- cy ; ) l’appuyant forte-ment , la fait voir également véritable , certaine , 8c facile. C’est-pourquoy,m’estant veu obligé , dela produire au jour : j’ay voulu au mefme temps,construire tout l’instrument 5 afin qu’en ayant montré positivement les effetsdans Paris mefme, ( á des personnes tres-doctes , 8c tres-intelligentes : ) jepeusse en fuite la donner au public, avec plus d’asseurance. Pour en faire neant-moins voirl’experience, (secondée dela raison,) je remarque fuccintement: quenonobstant, que la distance des objets du Ciel, soit effectivement immense, ál’égard de la portée de nostre veuë naturelle ; l’experience, nous fait pourtantvoir ,que leur éloignement, n’est pas hors d’une juste proportion ; á nostreVeuë, aidée de I’Oculaire: puisque par son moyen, nous en faisons facilement^'observation. Et c’est d’autant, que la lumière des objets du Ciel, supplée àieur éloignement ; commele peu de distance, des objets de la terre , suppléeréciproquement j au défaut de leur lumière , pour les observer. Et que demefme encore, la grandeur immense de ces corps celestes, nous envoyant desefpeces plus grandes, Sc dans la proportion de leur grandeur-, supplée auffi patce moyen, à nostre faculté visive, aidée de l’Oculaire Dioptrique, nonob-stant leur grande distance 3 ce que le peu d’éloignement, nous supplée, en l’ob-fervation des objets de la terre ; dans une juste proportion ,de leur moindregrandeur. Et par,conséquent, il est évident, que l’Oculaire Dioptrique nouspeut parfaitement exprimer fur le plan , par le moyen du parallélogrammeProportionnel, tous les objets ; soit au Ciel , soit de la terre : qu’il reprefentedistinctement, à nostre œil. Je fais donc voir en conséquence, au Chapitresuivant,