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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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LA DÏ0P TRIQUE O C V L AIRE,

CHAPITRE I.

La maniéré de contretirer,& dessiner proportionnellement , & au naturel?les Macules du Disque de la Lune , (dr tous les autres obiets duCiel:par le moyen deiOculaire Dioptrique.

’Avove ingenûment , que ma profession indigente » meprivant de beaucoup des moyens, qui m’auroíent pû facilitesle succès de mes expériences ; m’avoit dés-long-tempsrerenu,au sujet de celle-cy. Et je me íerois en effet, contenté dema spéculation , ( comme j'ay sait en plusieurs autres ; j poufcontenir mes désirs, dans les termes, que la nécessité sembloícleur imposer : n’eust esté, qu’elle mesme, comme blasmant ma.cteffiance; Sc rn'encourageant à subir ce travail : me fit voir, qu’estantla mere•de l’invention,elle n’en refuíoit l’aide, qu’á ceux qui dans une abondance oisive,presumoient sans respect l’asservir, à effectuer leurs désirs par des mains mer-cenaires , qu’elle méprise. En effet, à peine, eû-je formé la résolution sérieu-se, d’y travailler-, que cette nécessité mesme, ayant rompu tous les obstaclesque je craignois } Scpartagé avecl’industrie, la conduite de mon dessein :? ellesy travaillèrent ensemble si heureusement, qu’elles l’ont porté ( avec peu defrais, & de peine,) mesme beaucoup au delà , de tous les avantages , que j'estavois preveus. J’en fis donc premierement diverses épreuves, fur les apparen-ces du corps de la Lune , avec un parallélogramme , d’unpied seulement delongueur, que je trouvay nonobstant sa petitesse , me dessiner, Sc distinguertres-sensiblement ; non seulement les plus grandes macules du Disque de 1^Lune, mais encore les moyennes: Sc me donner tres-certainement un point,pour la véritable position respective, Sc proportionnelle des petites. Je mScontentay pour cette premiere fois de voir par l’effet positif, la certitude dé-sirée en mon expérience. Et cependant je fis un autre parallélogramme, feu-lement de bois, de deux pieds de longueur : Sc j’en eusse fait un de quatre,ou cinq, si le lieu trop étroit me l’eust pû permettre. En cette maniéré, j’e stfis une seconde expérience, d’un effet de grandeur aster considérable; m'ayantpeu resté des macules, que je pouvois observer avec un Oculaire de douZ epieds, que je ne peu (Te dessiner , Sc representer cres. sensiblement sur le pa-pier,par la conduite de ce parallélogramme proportionnel. Non toutefoisencore de la grandeur que j’aurois désiré, ( qui auroic aussi requis un pl uSgrand parallélogramme, un plan plus ample, Sc un lieu plus commode, &plus spacieux* Et en conséquence un second Observateur bien intelligent;pour m’aider en mon opération : c’est-pourquoy,( tout cela me manquant,)j’ay esté obligé de me contenter de ce second parallélogramme , de deu£pieds de grandeur de réglés seulement ; que je pouvois facilement conduiremoy seul; Sc quím’a rendu la figure contretirée,( parle moyen du mesme in-dex du premier parallélogramme d'un pied de longueur, que j’y avois ac-commodé: jdans la proportion de i. à iz. { ou qui est le mesme , comme *» *7.

Ayant