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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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TRÒISIE'ME PARTIE. m

Ayant donc en cette seconde expérience, proportionnellement contreti-ïé tout le disque de la Lune, assez exactement, par le moyen de ce parallélo-gramme dc deux pieds de longueur : devant que de mouvoir le papier , j’envoulus faire la reveuë, tant pour m’asseurer de l’exactitude de mon travail ,que pour laver au pinceau , toutes les macules suffisamment apparentes : 5 cleur donner leurs propres teintes , fans péril de ■m’y méprendre ; y faisant re-courir à cet effet, Iemesme index du parallélogramme, sur chacune séparé-ment . de la mesme maniéré, que j’avois fait en les dessinant, mais beaucoupplus promptement. Pour les teintes , de celles qui se trouvèrent moins quesuffisamment apparentes, je me contentay de marquer leurs endroits, par deslettres de rapport ; Sc d’en faire un devis, pour les suppléer, en l’augmenta-tion proportionnelle , quej’enfisen fuite à loisir 5 parle moyen du simple pa-rallélogramme , ( fans l’Oculaire, ) d’une grandeur de diamètre, capable d'e-stre contenue dans une fueille de papier , du volume de mes écrits : qui est cel-le que j'ay donnée, dans le Chapitre 3. de la 10. Section , en laquelle j’ay sup-pléé , parles remarques de mon devis, le peu qui m’avoit resté à exprimer, enmon observation originale, à cause de son peu de volume: tant au respect dela forme , que des teintes, des petites macules qui s’y trouvoient bien dans leurspropres lieux , sensiblement exprimées; mais en moindre volume , qu'il n'au-toit esté requis, pour les y dépeindre , Sc representer positivement, commedans les autres plus grandes. Ayant neantmoins en cette maniéré , assez exa-ctement observé en toutes,le fort, Sc le foible de la lumière 5 Sc de sombre : cequi est bien plus difficile dans l’opposition, que dans les autres phases de la Lu-ne ; d’autant, que la lumière du Soleil ,qui tombe directement pour lors, furle disque de la Lune , au respect de la terre ; se réfléchissant en elle. mesme, nefait que tres-peu d’ombre, en ses inégalitez. Comme l’on peut remarquer,conférant la seconde figure du disque de la Lune, qui la fait voirs’éloignantdu Soleil -, avec la premiere, qui la represente dans l’opposition.

Pour la maniéré de se servir du grand parallélogramme, quiexcede la por-tée de la main de l’Observateur, qui le doit conduire, il faut avoir une ré-glé de pareille grandeur, mais un peu plus forte , que celles qui forment ce pa-rallélogramme, Se l'assembler parallèlement à un de ses costez, fur deux autresde ses costez opposez ; comme reprefenteroitpar exemple, la ligne ponctuéeEp,oug h, en la figure du parallélogramme proportionnel du Chapitre i.delaSection 7. ou mesme (ce que je trouve plus commode, ) y mettre deux sem-blables réglés, parallèles à deux de ses costez opposez, qui forment unmes-we angle; comme representent les deux mesmes lignes ponctuées ; Sc assem-bler les extrémitez de chacune, fur chacun des costez opposez du parallélo-gramme en sorte que leur mouvement n’en soit neantmoins aucunement empê-ché, Sc à telle distance que l’on jugera à propos -, pourveu qu’elle soit commo-de áìa main de i’Observateur. Si l’on ne met qu’une réglé, tirant un filet diago-nalement parles deux centres des angles a, d, où il couppera le milieu de la lar-geur de cette réglé, appliquée comme nous avons dit, l’on y fera l’ouverture,Pour y mettre un porte crayon, comme au point 1, de la mesme figure. Maisfi l’on y met deux réglés, ce qui est plus solide, Sc commode -, la propre inter-section des milieux de ces deux réglés, marquera exactement le lieu du centrede leur assemblage ; où l’on doit mettre le porte-crayon, en la mesme maniéré,-c tout semblable à celuy de sangle d, du parallélogramme : mais qui fera àla portée de la main , fans trop grande, extension , asm que l’œil demeuranttoujours à la pinnule de l’Oculaire f la main puisse librement conduire cepremier crayon 1, par la direction de l’index , comme s’il n’y avoit