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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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lent donc réciproquement io. degrez io‘. C’est-pourquoy, d'une seule expe.

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fience bien exacte, i! sera aise de supputer une Table ; pour la conversion mu-tuelle ,des degrez , & parties de degrez - en parties.du cercle de cetinstru-ment 5 6c de ses parties réciproquement, en degrez, minutes, Lee. pour facili-ter, ôcaccourcir le temps 1 , ôc la peine de faire une supputation , en i’obser-vation.

Or il est évident ,posé ce que nous avons démontré de la construction, Sc del’usage , de cet instrument, qu’au mesme temps que son pourra voir par son O-culaire, quelconques Etoiles fixes,{mesme autrement imperceptibles à I’oeilsimple ; ) l’on pourra tres-exactement, mesurer leurs distances Jusques à des

Î )arties tres-petites. Car si l’on dispole le plan de cet instrument, en sorte quee cheveu fixe ( ou en son lieu, le costé vif, d’une petite réglé de leton ; com-me pourra estre aussi , celle que porte l’index du parallélogramme, sans luytendre un cheveu :) passe par le centre d’une de ces Etoiles ; Sc que par le moyendelavizy, l’on porte cette réglé, de l’index du parallélogramme, fur le centredel’autre Etoile, remarquant exactement le lieu , auquel se retrouvera , lorsl’index du cercle de l’instrument : si l’on approche en fuite, la réglé de l’index tdu parallélogramme, de celle qui luy est parallèlement fixe, dans le tuyau del’Oculaire, tirant au moyen de la viz y , sangle du parallélogramme , tantque ces deux réglés, se j oignent exactement; Sc que l’on remarque, pendantcette opération , combien de révolutions complétés, aura fait l’index du cer-cle f& enfin , fur quelle partie de fa circonférence, il feraarresté ,lors queces deux réglés se toucheront : ce nombre de parties estant connu, commenous venons d’enseigner } l’on aura tres-exactement, Sc jusques aux moindresfractions, ( soit par la réglé de proportion, ou beaucoup plus facilement, parla table que je conseille de faire , de la réduction dés parties du cercle de cetInstrument, en degrez, Sc parties de degrez ; ) la distance des Etoiles fixes, quel’on s’estoit proposé de mesurer. L'on aura de mesme, les grandeurs des diaamétrés, des Planètes ; enfermant leur disque apparent, veu par l’Oculaire enatre le cheveu, ou la réglé fixe, dans son tuyau ; Scia réglé de l’index, du paral-lélogramme : car ayant en suite exactement remarqué , la partie de la circon-férence du cercle, sur laquelle se trouve son index, lors que le disque de laPlanète, est justement enserré entre ces deux parallèles ; ôc combien de ré-volutions cet index fait, pour approcher, Sc joindre exactement la réglé mo-bile du parallélogramme , de celle qui est fixe dans le tuyau : l’on aura laquantité précise, des parties ,que contient le diamètre , du disque de cettePlanète; telles qu’uneligne, mesure du Roy , en contient icoo. un pou-ce, nooo. Sc un pied, 144000, Ce qui étoit requis, ôcc.

Voila ce que j'ay voulu sommairement communiquer , de cette nouvelleinvention de contretìrer proportionnellement, Sc mesurer exactement les obijets du Ciel -, par le moyen de l’Oculaire Dioptrique. Neantmoínsje remar-que encore icy , devant que d’en finir le discours, quelques choses qui m’ontParu considérables en fa construction j Sc lesquelles un peu éclaircies, contri-bueront beaucoup à imperfection.

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