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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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34 * LA DIOPTïtIQVE OCVLAIRE,

maniéré , j’expose la figure, 8c la construction } au Chapitre suivant.

CHAPITRE II.

ConflruUion du Tour , qui sert a rectifier , (êfi à perfectionner 3 tant UsModelés , que les formes 3 necejfuires ; pour travailler lesverres de í Oculaire.

Uoy - q.we chacun pust selon son industrie, dresser le Tour, pour,former les modelés ; 8c en fuite les formes, nécessaires à travail-ler les verres de i’Oculaire ; pour donner neantmoins encore en cela,quelque conduite,à nostre Artiste commençant ; je luy donne icy,la figure dutour , quim’a heureusement fervy en ce travail.

TAB.43 L’arbre a b d e g , de ce tour, ( que je reprefente icy brizé en deux pieces )est fait d'un canon bien fort, d’environ trois pieds de longueur, 8c de grosseurdecalibre aumoinsde 7. 0118. lignes de diamètre. Sa plus grosse extrémité A,qui sert à porter l’ouvrage , est le costé de fa culasse , tarodé en écrou. Lecosté de son embouchure e k , que je reprefente séparément, doit estrequarrément formé en f g h k, pour recevoir juste le tenon Fo.de la pointed’acier ln, qui y doit estre bien goupillée, rivée, 8c enfin brazée ; pour yestre, comme d’une seule piece. L’extrémité a , de ce mefme arbre, porteaussi un collet b c, bien brazé,en la maniéré qu’il estreprefenté ; il doit estre re-ceu juste dans la Lunette du tour. Tout ce canon est parfaitement dressé,8£bien rondement tourné , jusques à la longueur du tenon , de fa pointe g,ou n.

L’extrémité a de ce canon , qui porte le travail, outre fa viz interieure , estaussi garnie d’une goupille m , ( qui doit estre lice , 8c non tarodée ; ) elle sertà retenir, 8cempêcher l'ouvrage qui s’y monte dessus , qu’il ne fe détourne,au mouvement du tour, dans le travail. Le collet de fer b c , qui y est brazedessus, est rondement tourné , en forme de cône tronqué ; pour retenir dou-cement le canon dans fa Lunette , qu’il n’y enfonce davantage qu’il n’est re-quis. Les deux dernieres pieces e k, l m , font voir la maniéré de joindre lapointe d’acier, à l’autre extrémité du canon, où elle doit estre fermement ri-vée , comme en f , g, h , puis brazée, 8c trempée. La premiere figure de 1 ^Tab. Table 44. reprefente le châssis de fer a b e f g h, qui sert á monter la Lunet-

. ^ te 1 k l , m, en forte que fa piece de closture n , remise en fes refentes ab,^

figTi.&t, bien goupillée, pour recouvrir par dessus la lunette ; le tout monté ensem-ble , ne paroisse qu’une feule, 8c mefme piece : comme reprefente la secondefigure ; où l’on void la lunette du tour , toute montée. Il faut remarquer, q ueI’ouverture de cette lunette, ne doit pas estre en,tierement circulaire, mais uHpeu défaillante du cercle entier, fes deux pieces m,i , devants estre un peu a-baifféesàla lime , ou autrement bien droitement, fur leur jointure 5 afin , £] ue -le collet de l’arbre , y estant inféré j y puisse estre justement , mais douce-' ment élargy, ou resserré , selon l’exigence de la précision du travail • au moy eu

de la viz o. 11 faut remarquer déplus que les deux pieces m ,1, de cette lu-nette , doivent estre de métal de cloche fort dur, 8c aigre, afin , de résister da-vantage, au mouvement continu de l’arbre 3 il y aura par conséquent, ( à cau-se de fà dureté, ) de la difficulté âl’agréer, 8c adoucir par dedans, au sortir de

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