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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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TROISIE'ME PARTIE. zLt

■ra, pour y mettre le bon verre , & l’y travailler. J’en fais aucunement voir k■conduite , en la figure suivante ; par une description de plusieurs lignes circu-laires , lefqueiles ie tenants continûment, repreiéntent assez bien par leur diseposition fans interruption 3 Tordre que l’on doit observer, en donnant le pre-mier mouvement au verre, fur la forme.

La circonférence ab c d, reprefente donc la superficie d’une forme, de io.pouces de diamètre i ( qui peut servir pour les objectifs, des Oculaires de 20.ay Sc 30. pieds, de longueur : ) elle est également divisée par 18. cercles, qui ymarquent le chemin du verre, par Tordre des caractères qui y font décrits. Encette maniéré, le verre estant mis fur la partie superieure a, de la forme, on leconduira sur la demie circonférence a e , jusques à son centre f 5 depuis le-quel , au lieu de conduire le verre, par Tautre demie circonférence f 3 j a ,du mesme cercle ; Ten éloignant un peu vers la gauche, on le conduira pariademie circonférence F o » ; recommençant un autre cercle en f , que Ton con-tinuera par son autre demie circonférence h i , jusques au centre f ; duquel,l'on recommencera de mesme une nouvelle circonférence f k l, que Ton con-tinuera de l, par m, en f ; pour de là, commencer le cercle f n o p , Sc en fuiterq^s, puis ft v x. Et conduisant le verre ainsi successivement, Sc à peuprés, par tous ces cercles 3 tant que par routes leurs révolutions, on luy aitfait parcourir toute la superficie de la forme : Ton en recommencera une nou-velle, en la mesme maniéré ; réitérant continuellement ce mouvement,tantque le verre soit parfaitement formé. Et le travaillant de la sorte, Ton conser-vera la figure fpheriquede la forme 3 laquelle autrement seroit bien-tost al-térée.

Le verre estant suffisamment pressé fur la forme , par la pesanteur de íàMolette, il n’est pas besoin de le presser davantage de la main , mais seulementde le conduire bien également, Sc fermement 5 d’un train continû, Sc non en-trecouppé. C’est-pourquoy ,il suffit de le diriger d’une seule main 3 tenant kmolette en sorte que tous les doigts appuyants fur la doucine de fa platte-ban-de b c 5 le sommet, ou globe de la molette, se trouve environ sous le doigt dumilieu. Voila ce qui concerne son premier mouvement. Mais il ne suffit passeul, pour former parfaitement le verre 3 il luy enfaut encore donner un autre,qui ne doit pasestre local, comme ce premier 5 mais fur Taxe de fa molette :conduisant donc k molette circulairement, comme j’ay dit ; il la faut encoreau mesme temps, continuellement tourner entre les doigts 3 comme fur un axepropre, de k molette, qui k traversant, tomberoit perpendiculairement surla forme par le centre de k superficie, Sc de 1 a sphéricité du verre. Afín ,-quefila main , ( par quelque défaut naturel, ) pressoir k molette plus d’un costé,que d’autre, cet effort, soit également partagé en son effet 3 fur toute 1a cir-conférence du verre : Sc qu’estant suppléé , par ce second mouvement ; il necause pour cela aucune irrégularité, ny obstacle , á k parfaite formation duverre.

Et d’autantquele grez, ou mordant, estant trop affoibly par le travail,n'agit plus que lentement fur le verre; lors qu’on le sentira foliole, Ton en chan-gera, & y en mettant de nouveau , onl’égalera de mesme que lapremierefois,a vec le verre d’épreuve: continuant en fuite le travail du bon verre,fur ce nou-veau grez,Ton réitérera de le changer juíques à ce que le verre approche,d’estree ntierement atteint de la forme. Car alors fans le plus changer, onl’acheverade former, 5 c adoucir, avec ce mesme grez, s’il y en a suffisamment : sinon , ycn ajoutant d’autre, de mesme degré de force, que Ton aura conservé ; autantqu’il en sera nécessaire. On Tégalera toujours parfaitement, avec le verre

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