Buch 
La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
Entstehung
Seite
363
JPEG-Download
 

T R O I S ï E 'M E~ PARTIE. z6z

4ì l’on en vent travailler davantage , on le fera continûment, asin de les poliren fuite, tous ensemble ; les tenant cependant bien nettement, & en lieu horsde péril. .

Voila la maniéré , de perfectionner la forme du. verre, Sc le preparer anpolir, avec toute l’exactitude, Le la netteté possible : Le tres-differente decelle des Artisans vulgaires , qui font aussi laies, Le mal propres en leur tra-vail , qu’ils font encore la plus-part tres-groísiers Le ignorants en leur art. Jefais maintenant voir, deux maniérés, de polir toutes sortes de verres, ( qui fer-vent à la construction de l’Oculaire Dioptrique j ) àla main libre, Sc coulan-te •• fans altérer aucunement leur forme.

'ÂM&á'Â&ikàià

CHAPITRE II.

Premiere maniéré , de polir les verres de l’Oculaire Dioptrique ;à la main libre , b coulante.

’E s t ìcy le principal écueil, auquel tous les Artisans Ocula-ristes , font naufrage. Et pour ne m’arrester à remarquerleurs défauts ,qui paroistront assez, en conséquence de la ma-niéré de polir, que je donne ìcy : je diray feulement qu’ils secontentent de polir fur un morceau de cuir ; ou d’autres mef-mes, ( qui fe croyent mieux rencontrer, ) fur un morceau d’é-carlate , ou autre drap bien doux, Lc uny, droitement tendufur un bois plat } enduisants ce cuir, ou ce drap, de potée détrempée en eau,òí y frottants fortement le verre des deux mains, à discrétion -, sens autre plusjuste conduite, en ce travail tres-important , que la simple veuë de l’oeil.Aussi n’y a-t-il pas sujetd’admiration , si l’on n’en void aucun réussir, dansla forme des verres des grands Opulaires - non pas mefmes des moyens, Lc rare-ment encore des petits, ou plúrost fortuitement, que par science, Sc conduited’esprit. En effet, il y auroit plutost sujet d’étonnement, s’ilsréiiffissoientparUne si ignorante, Le déraisonnable conduite, en une chose essentielle 5 Sc de Ja*quelle dépend toute 1’excellence, Lc la perfection du travail d’un verre 5 quiest de le polir, fans altérer se forme, supposé qu’ils la luy eussent donnée.

Voicy donc, la maniéré que j’ay tenue, pour redresser cette inepte façon,de polir les verres de l’Oculaire Dioptrique. Premierement , considérantqu’il n’y avoit aucune apparence, de pouvoir régulièrement polir un verreconvexe fpherique, à la main libre, & coulante ; lur un polissoir plan : l'ef-fet , joint à la raison , faisant toujours voir indiscrète , la discrétion , qui pré-tendrait,( dans cette extrême disproportion, de la forme plane du polissoir 5 àla fpherique convexe , du verre que l’on veut polir ; ) parfaitement régler laconduite de la main , en ce travail ,quidemande une tres exacte, Sc derniereprécision. J’ay absolument rejetté cette forme plane, du polissoir , pour lesverres convexes ; Sc la présomption ignorante des Ocularistes vulgaires, d’at-tenter, Lc fe promettre encela,l’impossible. Secondement, j’ay considéré,que la précision requise en ce travail, demandoitnecessairement,oula propreforme, qui avoit fervy à former fpheriquement ce verre i ou une autre toutesemblable - pour servir encore , à le polir régulièrement, sens l’alterer, ouchanger. En troisième lieu, Qu’encore , que la forme qui avoit fervy à con-

Z z ij